‹ Les fleurs de givreChapitre 19 sur 51 · L’HEURE DE LA PRIÈRE · texte numérisé non relu

L’HEURE DE LA PRIÈRE

Le soleil a clos sa paupière A l’horizon tout frangé d’or Déjà l’ombre crépusculaire Estompe le lac qui s’endort.

Pas un lambeau de vent ne rase Le lapis transparent des eaux. Le flot indolent tout bas jase Avec le sable et les roseaux.

Pas un cri ne rompt le silence Qui plane sur l’immensité.

La tiède nuit de mai s’avance Avec lenteur et majesté.

A LA « BRUNANTE

Et, pendant que tout se recueille.

Dans la paix tombant de l’éther, Le petit oiseau sous la feuille En gazouillant dit son Pater.

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