FA RENES
Ils moissonnent pour nous, et les fruits de leurs peines,
Blonds épis, doux trésors des jaunissantes plaines, Blanches et soyeuses toisons,
Larges troupeaux chassés de leurs oasis vertes,
Toutes ces choses-là par eux nous sont offertes,
Et c'est avec leur or que nous les leur payons.
Notre avenir est là ! nos champs gardent le germe
D'hommnes propres à tout, au cœur changeant ou ferme, Prenant un bon où mauvais pli ;
Dirigeons vers le bien leur mâle intelligence,
Instruisons-les : savoir, c'est narguer l’indigence,
Et peut-être sauver un peuple de l'oubli.
Il n'est que ce moyen d'atteindre un long bien-être, } D'attacher à ce sol fécond qui les vit naître, Les hommes aimant les labeurs :
De voir leurs nombreux fils ployés sur leurs faucilles, Et d'entendre, le soir, le doux chant de leurs filles Se mêler à celui des rudes travailleurs.
aitre, ul bien- [être
rs peines, aines,
"erme ou ferme,
faucilles, filles
OCTAVE CRÉMAZIE, né en 1827, élait libraire «à Québec. Une cutastrophe financière l'enleva, en 1862, aux lettres et à sa patrie. Il mourut au Havre (France),en 1879, après avoir connu tout ce que l'exil a de privalions et de trislesses. Nes poésies, avec une biographie et des extraits de sa correspondance, ont été publiées en 1882 sous les (HUSPICes de l'Institut
canadien de Québec.
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