L£ CANTIQUE DU BON PAUVRE
la lrine ;
AUAND la feuille d’ormeau tapisse la vallée, ort ! )
Que l'enfant ne suit plus la solitaire allée RÉ Pour prendre un papillon, [gerbes, [mère Que les champs sous la faux ont vu tomber leurs « Que insecte prudent trottine sous les herbes Et se cache au sillon,
108 LÉON-PAMPHILE LEMANY
Seigneur, j'espère en toi, car l'heure qui s’'avance, Sur son aile glacée apporte la souffrance
Au seuil de l’indigent ; ro ., \ . , .
Seigneur, J'espere en toi, car sur l’homme qui pleure Tu reposes toujours, de ta sainte demeure,
Un regard indulgent.
Comme un champ que l'automne a noyé dans sa brume, Mon cœur est, en ces jours, noyé dans l’'amertume,
Mon cœur toujours soumis !
Après elle traïnant sa lamentable escorte, La misère, en haillons, s’est assise à ma porte,
Je suis de ses amis !
Que le riche demeure à l'abri des orages ; Que la froide saison réserve ses outrages Pour tous ceux qui n’ont rien ; Que chaque heure qui vient m'apporte sur son aile Un pénible regret, une angoisse nouvelle :
51 Dieu le veut, c'est bien.
Celui dont le regard veille sur tous les êtres, Qui nourrit l’araignée au coin de mes fenêtres, Le grillon au foyer, Pourrait-il, en voyant son enfant sur la terre Élever vers le ciel un cœur pur et sincère, Ne pas s’apitoyer ?
Si la vie, à mes yeux, n'offre guère de charmes, Si je mange mon pain détrempé de mes larmes,
avance,
e qui pleure
ins sa brume, mertume,
porte,
1 ; ur son aile
Le
tres, nôtres,
terre
Ja) C,
armes, larmes,