BOUCLES
Cette parure doit se monter avec beaucoup de légèreté ; la traverse du milieu sur le front sera composée de feuillage et de boutons de fleurs : les fleurs épanouies ne doivent commencer qu’à la naissance des boucles, et les touffes seront bien proportionnées à la grosseur de la tête. La coiffure finira en mourant de manière à ce qu’elle ne soit guère
plus grosse sur le derrière de la tête que sur le devant.
Cette parure ne sied pas aux personnes
qui ont la tête large du devant et la ligure grosse du menton.
La coiffure à l’anglaise se monte avec des fleurs un peu grandes, telles que des camélias, rendus légers par des boutons et des feuilles de la même fleur, ou bien encore par de la bruyère. On peut mettre depuis un jusqu’à cinq camélias de chaque côté de la parure, selon la force de la tête.
Le laurier-rose, les lilas, les violettes et les roses font très-bien dans ce genre de coiffure.
N° 5. Coiffure a la Sévigné.
Cette coiffure, quoique très-ancienne, sera portée tant qu’il y aura des femmes de goût sur la terre. Elle ne sied qu’aux personnes qui ont le front élevé et la tête bien ovale, attendu que les boucles des cheveux prennent depuis le milieu du front pour ne finir que près de la natte.
Cette parure consiste dans une couronne composée, sur le devant de la tête, de petites fleurs (de roses-pompons, par exemple) ; puis elle va en grossissant insensiblement vers les oreilles, où elle doit former des touffes légè-
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res; puis, à partir des oreilles, elle va en diminuant aussi insensiblement jusque derrière la tête. Les petits camélias, les œillets, les lauriers-roses et les violettes de toutes nuances peuvent aussi entrer dans la composition de ce genre de parure.
N° 6. Coiffure a l’italienne.
Cette parure, originaire d’Italie, a subi diverses modifications qui cependant ne lui ont pas fait perdre son caractère primitif.
Elle consiste dans une traverse de petites feuilles de lierre, de houx ou de tout autre gracieux feuillage de ce genre. Les touffes doivent prendre naissance vers le milieu des bandeaux, et aller, en diminuant insensiblement, finir derrière la natte. Le feuillage de cette coiffure doit être semé de jolis petits fruits en grappes ou en touffes, tels que des baies de sorbier, de houx, de troène, etc., ou des fruits d’églantier. On pourra ajouter quelques diamants d’une eau pure pour imiter les gouttes de rosée. Cette parure va trèsbien avec des bandeaux plats ou soufllés aux personnes qui ont la tête ovale. On devrait
augmenter les touffes pour celles qui auraient la tête évidée, et d’autant plus qu’elle serait plus évidée.
N° 7. Coiffure a la stolz.
C’est madame Stolz qui a porté la première cette coiffure à l’Académie royale de musique; elle eut une grande vogue. C’est une traverse en feuillage avec trois grosses fleurs de chaque côté de la tête, serrées l’une contre l’autre (roses ou camélias entourés de bruyère ou de feuilles de mimosa). Le feuillage qui accompagne toujours les fleurs doit retomber sur le cou; puis la couronne, à partir des grosses fleurs, va en diminuant derrière la tête, où elle ne doit pas dépasser en grosseur la traverse de feuillage du devant de la tête.
Des trois fleurs qui composent la touffe, il faut que deux soient sur l’alignement de la traverse et que l’autre soit placée au-dessous et avance sur le bandeau. Quelques diamants jetés sur la traverse de feuillage font parfaitement bien.
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N° 8. Coiffure en torsade a trois