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SCÈNE XIII

HORACE, ARTHUR, TIGRERO, DE SAUVES, GUERRERO, SHARP, SANDOVAL, Y VON, Foule.

voix de la. foule. Oui ! oui ! parlez! parlezj! l'expédition est superbe...! C'est une vraie affaire! moi je m'engagerai !

iiorace, montant sar uno table. Gen Llemen ! Cabnlleros ! Seiiores! messieurs! depuis longtemps déjà vous connaissez mes projets, le gouvernement les approuve, nos notions font prime, notre entreprise est magnifique. Ceux qui puniront avec nous sont assurés de trouver dans cette expédition la^fortune et la gloire! Deux cents braves se sont déjà l'ait inscrire, ces noms deviendront un jour célèbres.

tous. Oui, oui !

siiarp, ami-voix. Célèbres, devant les tribunaux I (on voit nu

certain nombre d'hommes amenés ;iar Cornélio, se grouper autour de Guerrero. Parmi ces hommes, Sandoval qui lui présente Sharp.)

iiorace, continuant. Il ne manque plus qu'une centaine d'hommes!

guerrero. Il lui faut encore des victimes 1

Horace. Gentlemen I c'est à voire courage, à votre ambition que je viens faire appel! Qui veut de la gloire? qui veut

de l'or? (On entend des murmures divers.)

sharp. Qui veut des coups?

guerrero. Qui veut mourir de faim ?

sandoval. Qui veut épouser la potence?

guerrero. C'est un intrigant qui vous trompe! Il ne connaît même pas le pays dont il parle. jj sandoval. C'est vrai, il ne le connaît même pas! (lo comto

descend et se jctle au milieu de la foule qui rciulc.)

TIGRERO, qui s'est approché du comte. C'est Cet homme qui dÔ-

considère l'expédition 1 (il prend son revolver.) Je vais lui casser !a tète d'un coup de revolver.

horaue, froidement. Laisse-moi faire. Messieurs, je sais qu'il y a parmi vous un homme qui ment et qui prétend que je n'ai pas d'autorisation du gouvernement mexicain. Cet homme je le dénonce à votre mépris, le voilà 1... (n va prendre

Guerrero dans le groupe et l'amène au milieu do la scène.)

guerrero, avec énergie. Prenez .garde, monsieur, je vais vous tuer!

les hommes diî son parti. Bravo! bravo!

de sauves. Lui 1 c'ost bien lui! Valentin, c'ost Guerrero î

tigrero. Oui! voilà la cicatrice que lui a faite mon couteau!

horac.e. Pardon, monsieur, n'avez-vous pas dit que vous vouliez mej tuer?

guerrero. Oui, si vous n'expliquez pas...

iiorace. Mes paroles... c'est ce que je vais faire. Messieurs, cet homme est un menteur, un traître et un lâche! Un menteur, parce qu'il affirme que je n'ai pas de concession du gouvernement mexicain! celte concession,, la voici, signée de Sanla-Anna! Un traître, pareequ'il n'y a qu'un quart d'heure, encore, cet homme me proposai!, un marché honteux. Un lâche, enlîu, parce qu'il n'ose pas dire qui il est et se cache sous un habit d'emprunt.

dis sauves, lias à Tigrcro. Si je le lui disais, son nom?

tigrero. Arrête! il ne le tuerait pus.

guerrero. J'espère que vous allez me rendre raison.

iiorace. A l'instant!... messieurs l'affaire va se vider ici même. Que l'on s'écarte. (La fonic se retire au fond ) Monsieur, dont j'ignore le nom, vous étos l'offensé, c'est doue à vous de tirer le premier... vous allez tirer sur moi, à six pas. (Les

assistants se divisent en deux groupes, lo comte croise les liras.)

yvon. Comment, monsieur, vous appelez cela un duell

tigrero. C'est impossible!

djï sauves. C'est trop de générosité!

iiorace. Laissez-moi, messieurs, il faut imposer à celle foule qui nous lapidera dans un quart d'heure, si nous ne la domptons à force d'audace. — Etos-vous prêt, monsieur.

de sauves. Sois tranquille, Tigrero, le crime n'a pas la main sûre.

GUERRERO, sur le point de tirer. Tigrero 1... (Sa main In mille; il

i tiro-^

uorace. Vous ê:es un bien mauvais tireur! (Armant son pistolet.) A moi, monsieur!

de sauves. Ami, j'espère que vous n'allez pas épargner cci homme, l'assassin de sa belle-sœur! l'assassin de son IVère ! c'est Guerreroî

iiohaœ. Guerrero! l'oncle d'Angola!

GUKiuŒHo. Eh bien! monsieur, en fmirez-vous?

noHAciï. Monsieur, vous dont je sais le nom à cette heure, et que je peux perdre en nommant, je ne veux vous donner qu'une leçon de politesse..., quand deux gentilshommes français se trouvent lace à face, pour se tuer, ils ont coutumede se saluer... vous avez eu tort de garder devant moi votre

Chapeau sur In tête, {il tire, lu coup part cl le chapeau de Guerrero vole à viiif-i pas.)

AHTiiim, enthousiasmé. Enlevé!... c'est pesé!.,.

tous. Hourra! bravo le comte! vive Horace d'Armançay!

(Foule près il'Yvon, au fond.)

voix Diï la foule. Moi! je m'engage, moi! moi I

vuix. En Sonore! en Sonore!

(Tableau.)

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