‹ Les Flibustiers de la SonoreChapitre 24 sur 64 · ANGELA · texte numérisé non relu

ANGELA

gukiwœho, à Sharp. Eh bien ! quelles nouvelles de New- York?

siiaiïi». Le dernier courrier est bon.

gueuueko. Mais vous le savez, il me faut de l'argent loul de suite.

fiiaiip. Vous aurez de l'argent, beaucoup, quand les mineurs de notre compagnie seront entièrement maîtres dis placers de la Sonore.

gueiiheiio. Mais voire compngnie américaine est déjà formée...

siiAiip. Oui ! mais la compagnie française n'est pas déformée assez.

r.uKuiiiïiio. La bande du comte Horace, qui campe depuis hier à une lieue d'Hermosillo? AU 1 tranquillisez-vous, elle ne subsistera pas longtemps !

siiaup. Eh bien, quand elle ne subsilera plus... du tout... la compagnie américaine vous versera les sommes convenue?.

GumuiKito. Diable d'homme !

SANDOVAL. renlra-a. Décavé !

antonia, revenant avec Angola. Mais on m'avait peint ces

Français sous des couleurs horribles, des pirates, des coupeurs de bourses, que saîs-je ?

ANGELA, s'aniinant peu à peu et arrivant jusqu'à l'enthousiasme.

Ahl senora, celui-là est un homme noble, brave, vraiment généreux. Si vous l'aviez vu au combat : terrible, menaçant, rapide comme la foudre, au plus fort de la mêlée ; puis, quand il m'eut sauvée et transportée mourante jusque dans son camp, me disputant une seconde fois à la niort; oh ! je vous l'ai dit, senora, cet homme est grand !

GUERKERO, qui pendant cette tirade s'est approché et a écoulé.

A l'enthousiasme de ma charmante nièce, je devine qu'il s'agit de son mystérieux sauveur, de ce héros de la forêt. Ce monsieur ne s'est-il pas mis dans la lête, sous prétexte de je ne sais quelle autorisation du gouvernement... ' sandoval. De quoi se mêle le gouvernement, je vous prie!

guerreuo. Ce héros à bon marché s'est imaginé d'aller, avec des aventuriers de son espèce, conquérir les placers de notre province pour les exploiter.

sandoval. Mais c'est du vol à main armée !

guerhero. C'est de la folie! Ce prétendu comte Horace fait mine de résister aux ordres que je lui ai intimés, mais je saurai le châtier, comme il le mérite. Dans ce cas, messieurs, je donnerai trois mille piastres à celui qui me l'amènera vivant, car je ne veux pas que ce coquin ait l'honneur de mourir de ia mort du soldat.

ANGELA, pendant le récit de Guerrero ■s'est montrée fort émue, aux dernières paroles, elle vient se placer en face de son oncle. Mon oncle,

vous ne ferez pas cela !

GUEIIRERO, furieux, mais souriant hypocritement. Ah ! OUÏ...

j'oubliais... le héros !...

angela. Mon oncle, vous ne tuerez pas l'homme qui a sauvé la vie à celle que vous prétendez aimer !

GUEiusEito, bas. Angela, celte voix qui s'élève pour défendre un étranger, pourrait me dicter des ordres, ciir je vous aime, Angela, je vous l'ai dit, il faut que vous soyez ma femme.

angela. Il faut !

guiïhkeko, s'anïmant peu à peu." Doua Angela, en dehors de mon amour, il y a des convenances de famille, des inlôrê'.s d'Étal qui rendent celle union indispensable.

angela. Mon oncle, je vous ai déjà répondu que la mort me semblerait préférable à la contrainte de ma volonté.

GUERRERO, avec un mouvement de rago. Votre volonté ! (voyant don Luis qui entre.) Ail ! don Luis?

don luis. Laissez-moi lui parler : j'ai autant d'intérêt que vous à ce que votre mariage s'accomplisse. (Depuis quelques

instants on a entendu an Tond un orchestre jouer des airs de conlreilanso ; petit à petit les assistants se sont éloignés.)

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