SCÈNE VIII
LES MÊMES, CURUMILLAj en rïuho costume, do chef indien, s'inclinant devant Angola, puis LE NOTAIRE.
curumilla. Le grand esprit garde mes frères!
guerrero, à CurumiUa. Ah 1 c'esL loi, Cummilla ! Messieurs, je vous présente l'un des principaux chefs des tribus Apaches, un ami de la famille. Mais, qui t'amène? Bonjour, chef.
curumilla. Mon père, Tète d'Aigle, assistait au mariage de don Raphaël, mon devoir est d'assister aux (i.meaiHes de la fille de don Raphaël et me voilà !
guerrero. Soyez le bienvenu, Curumilla !
curumilla, à Angola. Gut'uii) iJJ'd le chef apache a le regard perçant, sa main eslsùre, les balles de Curumilla ont été chercher dans les nuages et sur la montagne les oiseaux aux plumes de neige et les oiseaux aux plumes d'or... Curumilla a coupé le bois de sandal et, assis dans son wig.wam, il s'est rappelé la vierge pâle aux yeux de gazelle. (11 lire do
dessous son manteau un riche éventail en plumes et va s'agenouiller dorant
Angola.) Que ma sœur accepte ce présent en souvenir de l'amitié qui liait mon père au sien.
angela. Ah ! le joli éventail !...
curumilla, bas. Ne l'ouvrez pas!
guerrero. Curumilla... je le remercie au nom de ma nièce. Ah! ie chef est galant...! — Monsieur le notaire!...
(Le notaire entre.)
CURUMILLA, bas a Angola pendant qu'on prépare la table au notaire. Mon frère ie Tigrero, le frère du comte Horace, (mouvement d'Angola) a tracé sur cet éventail l'histoire de votre père et de votre mère!... Que ma sœur y jette prudemment, !cs yeux !
* -angelà. Que dit-il?
curumilla, haut. Que le grand esprit donne à ma sœur la courage comme il iui a dwiiné la beanlé.
uuEititKito. Eli ! quoi, chef, lu pars déjà ?
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curumillAj sur le seuil, lentement. Lé chef assistera au mariage de la fille de don Raphaël, il le jure. (11 sort.)