SCENE UNIQUE
GUERRERO, : HORACE, SANDOVAL, SHARP, TIGRERO, ANGELA, CARMEN, ANTONIA, DONA RÉDEMPTION, Officiers et Soldats mexicains, Moines, Peuple.
horace. Nous sommes arrivés? Salut, master Sharp ! C'est biend'êlre venu au rendez-vous que je vous ai donné hier,
merci 1 (Sharp fait un pas vers lui, veut parler, l'émotion l'en empêche,
il lui tend sa main.) Allons 1 ... allons!... soyez homme ! pas de faiblesse !...
SHARP, s 1 élançant en cachant sa figure dans son mouchoir. Un Vrai
gentleman !
HORACE avance encore quelques pas et aperçoit doua Rédemption, il ôlc
son chapeau. Adieu seiîora, vous avez donné hier mon aumône aux pauvres; aujourd'hui je vais porter au ciel vos larmes de compassion, ce me sera près de Dieu un plus riche trésor !
Qu'il VOUS donne bonheur et joie 1... (il s'incline devant Antonia. Dona Antonia cldoua Rédemption se jettent dans les bras l'une de l'autre. Horace reprend sa marche, derrière lui des moines d'un ordre différent défilent encore, arrivé devant Guerrero, Horace s'arrête.)' ; Général
Guerrero, je ne manquerai pas de vous recommander à Dieu, je crois que vous en avez besoin.., n'est-ce-pas?
(Guerrero fait un mouvement et lève son épéo en signe de commandement pour que le coitége reprenne samarche. Souriant.) VOUS êtCS pl'eSSÔ?...
Je comprends !... pardon de vous avoir fait attendre... (n ? e
dirige vers l'éminence, près de la plage. Arrivé au lieu de l'exécution on entend un roulement de tambours voilés.) J'ai le droit de commander
mon feu?
le greffier. Oui, monsieur.
HORAtiE. Monsieur, j'ai été élevé dans la religion catholique, c'est en catholique que je veux mourir, (n s'agenouille.
Une religieuse a fendu la foule, va près d'Horace, s'agenouille et lui prend la main.)
HORACE, tressaillant en reconnaissant Angela. Prions ma Sœur ! Morte! — (Horace se relève, élevant la voix.) Soldats! apprêtez-
armes ! Joue ! feu ! Horace tombe.
guerrero. Enfin !
'S1GRER0. A toi ! (il le frappe d'un coup de couteau au cœur. Pendant que les soldats ont visé le comte, les moines qui entouraient Guerrero se sont rapproché?, de lui, un instant il a disparu au milieu d'eux, puis le comte fusillé, à mesure que les autres nmines défilent, ils rentrent dans leurs rangs la cayoule baissée, et l'on voit enfin Guerrero étendu a terre, un poignard dani le cœur. Sandoval s'élance et prend le poingard.)
SANUOVA:,, lisant sur le manche du poignard. Tigl'Cro ! (il so retourne vers le seul moine qiù soit resté debout, et s'élance vers lui, le moine laisse tomber sa robe, c'est Carmen.)
carmen, riant sinistroment. N'est-ce pas que la femme est
digne du mari!... Ah ! ah! (lille s'accoude sur la balustrade (':ïa lente d'un air sombre. l'iidcau.)