‹ Les folies parisiennes; quinze années comiques 1864-1879Chapitre 27 sur 62 · MILITARI AN A · texte numérisé non relu

MILITARI AN A

Grâce aux fusils à aiguille, les generaux pourront un jour remplacer les arraees par d >s machines à coudre.

Si Marc-Antoine avait pu s’en douter, quel beau l'usil il se serait payé avec l’aiguille de Gleopàtre!

LA GKÈVE DES OUVIUELIS A AlUlilLl.E

— Si elle pouvait durer toujours, celle-là !

Huit coups de fusil à la minute 1 Mais, si vous aviez mon

fusil Cliassepot, vous verriez que vous êtes en retard !

MILITARIANA

— De notre temps, on’ se battait sans savoir Élire ni écrire, Aujourd’hui, c’est plus ça! faut être journaliste.

— Les zouaves font de la medecine. Faut que j’en fasse aussi : je vais soigner les enfants : cela me rapprochera des bonnes.

— Vous me ferez quatre jours de salle de police. On ne porte pas son schako de la sorte.

— Capitaine, c’est pas ma faute. Il a pris cette position depuis le tremblement de terre.

— Tapinsl voulez-vous baisser la tête tout de suite! En fait de géant, vous 11e devez regarder que moi.

— Soldats, on est content de vous! La patrie reconnaissante vous augmente... d’un rang de boutons.

MILITARIANA

— Pourquoi vous permettez-vous de danser comme ça?

— Capitaine, c’est pour qu’on allonge mes jupes.

— Que que vous avez donc à me fourrer toujours votre sabre

sous le nez?

Pour vous faire voir que je suis un bon sujet.

— On n’entre plus aux Tuileries comme ça? Vous allez passer dans ma guérite, que j’examine votre toilette en détail.

— La nouvelle théorie, faudra-t-il se la mettre dans la tête?

— Aujourd’hui, c’est la mode de tout introduire par la culasse.

— Capitaine, je suis de la mobile; mais j’aimerais la compagnie qui se remue le moins.

— Que je suis t’y content de ne pas savoir ma langue! Qu’avec mes moustaches, on aurait pu me confondre z’aujourd but z avec un avocat!

MILITARIANA

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