CHAPITRE H — DLSTRfBCTION INTERH-rUE. TCYAt'X. MANOIONS
Je dois faire observer qu’on est souvent obligé, lorsipie rertaines parties d'une ronduito doivent arriver ii des points de suji^lion, de diminuer la longueur de quelques-uns des tuyaux qui la composent. Alors on a le soin de n*cmiper toujours les tuyaux pr^s d'un des filets qui envcloppi-nt leur surface, et l’on emboîte pareillement dans le renflement du tuyau suivant rextn'inité coiipf-e. Il reste ainsi une fraction de tuyau qui semblerait, au premier abord, devenue di^sorniais inutile, puisqu’elle n’est plus terminée jiar un renflement à l'une de ses extrémités.
J'ajouterai que ces portions de tuyaux sons renflement proviennent encore de la pose des conduites dans des points où elles doivent être établies, suivant des eourbes d’un rayon tel qu’il est nécessaire, pour les former, de diminuer la longueur des tuyaux qui doivent en composer les éléments. Je sais que, pour ces circonstances, on est dans l'habitude de faire mouler des tuyaux d'une plus petite longueur: mais, malgré celte précaution, on so trouve souvent réduit, lorsque les tuyaux sont établis en courbe, à la nécessité de les recouper. Or, afin de ne pas laisser sans emploi les parties recoupées, lesquelles sont toujours en grand nombre en dépit des prévisions, il faut faire exécuter des tuyaux à double renflement.
On comprend que. par ce moyen, les portions des tuyaux coupés peuvent être partout employées, et qu’elles deviennent particuliérement utiles pour faire aboutir à des points déterminés les tubulures que portent certaines conduites, et sur lesquelles des conduites secondaires doivent se braneber.
Enfin, dans des conduites assemblées par emboîtement et qui n’üffrent pas, comme celles composées de tuyaux à brides, l’avantage de pouvoir être démontées tuyau par tuyau, il peut sembler difficile de remédier aux fuites qu’une défectuosité dans la matière d’un tuyau produirait.
Rien n’est plus aisé cependant: on a recours, dans cette circonstance, à l’emploi des manchons , — les uns dits manchons ordinaires, les autres dits manchons à coquilles. Les premiers ne sont autre chose qu’un cylindre d'un diamètre un peu plus grand que celui des tuyaux qu'il doit recouvTir: les autres sont formés de deux demi-cylindres portant chacun une double bride, retournée d équerre sur leur circonférence. Ces deux demi-cylindres sont réunis par des boulons qui traversent les brides juxtaposées.
L'usage de ces manchons s’explique aisément : lorsqu’une fuite a lieu jiar une
frudurc peu considérable, ou par un trou que l'on n’aurait j)as aperçu avant la pose, on bouche cette fracture k l'aide d'un inanciiou à coquille.
Lorsque, au contraire, la fracture est trop étendue pour que l’on puisse songer à conserver le tuyau qui en est atteint, on l’enlève en brisant la partie hors de service; alors on fait couler le manchou ordinaire sur celui des tuyaux qui ne porte pas rcntleraent; on approche ensuite le nouveau tuyau, par lequel l'ancien doit être remplacé, après en avoir coupé le renllciutut. Puis on glis.se le manchon sur le joint, et l'on n'a plus qu'è introduire la corde goudronnée et à couler le plonih pour terminer l'opération. Ce pro<édA, du reste, exige que l'on démonte encore, pour obtenir le jeu nécessaire, le tuyau sur lequel le manchon n'est point placé. On voit, au surplus, que l'on [wurrail au moyen de deux manchons, et en recoupant le renflement du tuyau contigu au tuyau défectueux, réparer la conduite .sans démonter aucun tuyau.
Le tableau suivant indique le poids des manchons ordinaires et à coquille pour chaque espèce de tuyaux.
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