‹ Les Fontaines PubliquesChapitre 112 sur 211 · X3 0 lus · texte numérisé non relu

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.1» Vis4-Tis la rue Vîdor Dumay

4* Près de la porlftiTOuclie

5* Rue Vannerie, vis-à-vis la nie d’At^is..

fi* Utie Vatiban. vis-à-vis riiôlei Hernoux.. . * .

7* Kuc de la Préfecture, vus-à-vis la rue Nülrc-Dainc.% . .

^ Place Saint-Pierre, vta-à-vis la rue des Moulins

a» Rue d'Auxounc, vis-à-vis la rue Coupée

J'ai parlé aussi du raœordemcnt entre deux conduites placées rectangulairemenl; il s'exécute au moyen d'une tubulure portant bride, et placée sur un des tuyaux de la conduite sur laquelle le branchement rectangulaire doit être opéré.

Dans 1a prévison des prises d’eau destinées à alimenter tes établissements publics ou les maisons particulières, j’ai fait placer des tubulures d'un diamètre de 0“OC, à des intervalles assez rapprochés, sur une partie des tuyaux dont les conduites sont composées. C’est aussi sur ces tubulures que viennent s’ajuster les extrémités des tuyaux de plomb qui doivent conduire les eaux destinées aux bornes-fontaines.

Il peut arriver que les tubulures soient trop éloignées du point oh deux conduites doivent se raccorder reetangulairement; dans ce cas, le raccordement s’opère sur un orifice ptîrcé dans la paroi de la conduite principale; et le tuyau de prise d’eau est fixé sur la conduite par un collier à lunette, que l’on arrête au moyen de vis : ce tuyau, à cordon d’un bout et è bride de l’autre, traverse l’ouverture pratiquée dans le collier, de telle façon que sa bride vient s’appuyer contre ce dernier; deux rondelles en cuir gras, entre lesquelles est interposée une rondelle en plomb, sont placées entre la bride et le tuyau principal. Loi-s- (|ue le branchement a un petit diamètre, on peut se borner à le visser sur la conduite principale.

Enfin, lorsque plusieurs conduites doivent, fl partir d'un point déterminé.

HISTOIRE DES FONTAINES PtlBLlQI ES DE DIJON. — U» PARTIE.

rayonner dans jdusieurs rues, j'ai toujours fait aboutir la conduite qui doit les alimenter dans une cuve de distribution, olTranl sur sa circonférence autant de tubulures (|u il y a de conduites à desservir; ces tubulures |)orteiit brides et sont naturelleinent du diamètre des tuyaux avec lesquels elles doivent être unies.

DilTérentes cuves de distribution ont été employées dans le service des eaux de Dijon, savoir :

iD'oaiiflB

carLACiMEST De la ccts.

Hue Sainl-NIcolu , vis'1-vis la rue (T Assis . . . Rue Jelmmiin, \is-i-vis la nie Sauinaise.. . .

Place .Saint-Bcrnaril

Fauboiirp d’Oiiclie, vis-à-vis l'iifipilal

Rue Bulton, vis-à-vis la rue Legoiiï-GcrlanJ. ,

Place d'Arni«.v, vis-à-vis la rue Vauban.,

Faubourg Saint-Nicolas, vis-à-vis la rue de Pouilly. .

Rue de la Préfeclure, vis-à-vis la rue Cliantal

Place Saint-Pierre, sous le bassin du jet d'eau. . .

Rue Berbisey, vis-à-vis la rue Crébillon

Rue Porte-irOuclie, vis-à-vis la rue du Refuge.. .

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dci lubulure* f>«ar tlMqur cuve.

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Toutes ces cuves ont 0" 28 de diamètre et de hauteur.

1,’épaisseur de le ursparoisest tle. 0" 015.

Je me suis borné, dans celle section, A fixer le poids et les tliverses dimensions des tuyaux employés dans la distribution des eaux de Dijon, ainsi que des appareils destinés A réunir les eonduiles entre elles ou A réparer les tuyaux défectueux. Lorsque je m'oectiperai de feslimation des conduites, j'aurai le soin de décrire la si^rie des o|K‘ralions qui doivent pnVéder, accompapner et siiivn! la pose. Je donnerai également le résultat d’expériences relatives an temps employé A chacune de ces opérations.

OJAPITRE t. — DISTKIBiniON INTÉRIEDRE. ROBINETS.

Ainsi, l’on pourra former des sous-df'luils des prix de revieiil que ce genre de travaux exige.

SEPTIÈME SECTIÜ.X.

»B«CmiPTIP1« PEA mOPMBTA P'APR^ KT PC PÉCUAPGBt PK« PII PÉMKPVP1P

Kt Pt P.tVIliLPA PE L.4 ««tPCKt PKA IIOPIAETP PE UEM AEATOIMKM.

PoMüTlfl é'mrrél ei 4e «éeliArse.

L«'s robinets d’am't et de décharge sont établis de la nièinc manière, seulement on leur donne un nom différent, suivant l usage nuipiel ils sont destinés. On a employé pour les robinets des conduites deux modes dt‘ construction.

Les uns sont appelés robinets à boisseau; les autres robinets à vannes.

A l'époque où j'ai conunentx'î les travaux de la distribution des eaux de Dijon, on employait à Paris les premiers pour les conduites d un diamètre inférieur à 0" 135; à partir de ce dernier diamètre, inclusivement, ou avait recours aux robinets-vannes. Depuis cette époque, les ingénieurs des eaux de Paris sont arrivés à faire confectionner dos robinets-vannes, même pour le diamètre de 0“081: cesl une grande amélioration. La maueeuvre des robinets-vannes s’opère, en effet, avec une facilité extrême, on peut les ouvrir ou les fermer avec toute la lenteur que l'on désire, et c'est là un grand avantage, lors de la mise en charge, de la vidange ou de la fermeture des conduites; de plus, ils sont parfaitement étanches; enfin, ils pré.senteut sur les robinets à boisseau une notable économie, qui grandit avec le diamètre des conduites sur lesquelles ils doivent être placés.

Je. vais passer maintenant à la description de l'une et de l'autre espèce de robinets.

1* Robinets à boisseau. — Ces robinets sont entièrement en cuivre, ils sont coniques et composés d'un boisseau et d'une clef à leil rond. La clef du robinet présente la forme d'un cône tronqué; ce cône est percé perpendiculairement à sou aie d un trou cylindrique, dont le diamètre est égal à celui de la conduite : ce trou forme l'œil du robinet. La clef porte au-dessus de su face supérieure une tête carrée, d'une grosseur variable, suivant la dimension du robinet; cette tête est percikid'un trou rond, dans lequel passe un levier en fer de 0” iü à 0".55

3M) HISTOIRE DES FONTAINES PUBUfjUES DE DIJOM, — II* PARTIE.

de longueur, terminé par deux pommes en cuivre. Ce levier sert à la manœuvre du robinet.

Au-dessous du boisseau, la clef forme également une saillie carrée, de même grosseur que la U'ie, mais percée d'un trou allongé destiné à recevoir une clavette (jui tend à rendre intime le contact de lu clef avec le boisseau; entre lu clavette et le boisseau on interpose une rondelle à trou carré, pour adoucir les frotlements. Le boisseau dans lequel la clef est reçue est érigé perpendiculairement sur un bout de tuyau de même diamètre que la conduite, et qui porte à chacune de ses extrémités des brides en saillie, nu moyen desquelles il est üxé à cette conduite.

Les robinets placés au pied des bornes, sur la conduite en plomb qui alimente ces derniers, en ditTèrent à peine; mais je les décrirai lorsque je m'occuperai des bornes-fontaines.

2’ Robinets à mnne['). — Ces robinets sont exécutés suivant un système imaginé par les Anglais: mais ils ont été singulièrement perfectionnés par les ingénieurs des eaux de Paris.

La clef du robinet n’est plus qu'une vanne qui, en montant ou en descendant, livre passage aux eaux ou intercepte leur écoulement. A l'extérieur, ce robinet présente l'apparence d'un prisme, sur les faces larges duquel sont appliquées deux tubulures portant brides. C'est par leur moyen que le robinet s'adapte aux deux parties de la conduite; ces tubulures partagent la hauteur du prisme en deux parties égales, la plus petite est à la base du robinet. C'est une chambre dans laquelle viennent se loger le sable ou le gravier que les eaux pourraient entraîner, et qui s'opposeraient à la manœuvre du robinet; cette petite chambre est fermée au bas par une plaque ajustée avec des boulons.

La partie supérieure est destinée à recevoir la vanne lorsqu'elle est levée. Cette vanne présente la forme d'un coin évidé dans l'intérieur, et percé d'un orifice à la partie inférieure pour le passage de la tige filetée; cette disposition rend son contact aussi intime que possible; elle est, d'ailleurs, garnie de deux cercles en cuivre qui s'appuient, au moment de la fermeture, sur d’autres cercles en cuivre adaptés sur les portions de tuyaux ou tubulures faisant partie du robinet.

(') A Marseille, on a remplacé les robinets à vanne par de.s clapets liorironlaux : M. Ronnin. fondeur A Paris, a substitué des clapets inclinés aux vannes.

aJiPITHE JI — DISTKIBCTION INTÉHIEURE. VA>XES.

lA^ctifules, parlailement drosM-sel ajustés, sont fixés sur la fontu dans dus rainures à queue d'aronde et refoulés en prisonniers.

Deux guides verticaux en cuivre, adaptés aux petites faces du prisme et qui pénètrent dans des écliancrures pratiquées dans la vanne, ne lui permcUenl pas de dévier dans son mouvement. Ce dernier s’opère ainsi qu'il suit ; dans un orifice pratiqué à la partie supérieure de la vanne, orifice dont l’axe est perpendiculaire à la direction du tuyau, a été glissé un écrou en cuivre; cet écrou enveloppe une tige filetée jusqu'i la paroi intérieure de la pla<)ue qui recouvre le prisme; à partir de ce point, la vis cesse, la tige prend une forme cylindrique, traverse une boîte à étoujM! et se termine par un atrré ù l'extérieur de cette dernière. Pour rcmj)écber, soit de monter, soit de desamdre, elle porte entre le dessus de la plaque supérieure du prisme et le dessous de la boite à étoupe un élargissement cylindrique terminé par deux surfaces planes.

Maintenant, si l'on donne, au moyen d'une clef posée sur le carré qui termine la tige taraudée, un mouvement de rotation à cette tige, on comprendra aisément que l'écrou en cuivre sera obligé de se mouvoir et qu’il entraînera la vanne dans son ascension ou dans sa descente.

Voir du reste, pour plus de détails, la planche 18, sur laquelle on trouvera dessiné un robinet-vanne de 0“ 35 de diamètre.

▼anaM 4a réaerrolr cl 4u pavllloa de U aenree.

Vannes du réservoir. — On se rappelle qu'il existe au fond du puits central du réservoir de la porte Guillaume deux vannes destinées :

La première à la décharge du réservoir dans ce puits ;

La seconde à la vidange de ce dernier et par suite du réservoir; ces vannes sont idcuitiquenient établies.

Les eaux de vidange passent à travers un tuyau de 0“ 35 de diamètre intérieur logé dans la maçonnerie; c'est à l'extrémité do ce tuyau que la vanne est adaptée, l n peu en arrière de cette extrémité, coupée obliquement, fait saillie sur le nu du tuyau une bride rectangulaire. Les deux côtés verticaux do cette bride sont reliés par des boulons à deux armaturts verticales en fonte servant en même

HISWIHE nns fontailNes pubijques de Dijo>r. — h* pahtie.

lemps (Ji; guide à lii vaiim-, coufH'^! ellc-iiH'iniî suivant riiicliiiaisoii de la section du tuyau de 0" 3"), et placée entre les arinatures et l'extrémité du tuyau précité. Li' contact entre la vanne et le tuyau s'établit, comme dans le cas des robinetsvannes, suivant des cercles en cuivre ajusbis par le même procédé. Le mouvement est donné ù lu vanne au moyen d'une tige eu fer taraudée à son extrémité et terminétj |mr un écrou en cuivre dont lu rotation détermine ruscension de la tige et par suite celle de la vanne.

Voir lu planche 12 pour les détails de cet appareil.

r«iiMc (In Pavillon de la source. — Odlc vanne est construite d'après les mêmes principes que la j)récéjlenlc, seulement elle affecte une forme carrée semblable à l'oritice dans lequel elle est placée.

Veulouses. — La description des ventouses sera donnée dans le chapitre II de la troisième partie ( Voir PI. 12 ).

Itohinels de jumjc. — Le robinet de jauge est un robinet à boisseau ordinaire dviiil la clef est |)crcée d un petit trou auquel on donne, par expérience, le diamètre néces.saire pour que le débit par vingt-quatre heures soit égal ,\ celui qui est concédé. L'n petit grillage précède lu clef et empêche les corps étrangers d obstruer l'orifice de jauge. Ce robinet est placé entre deux robinets d'arrêt qui permettent de retirer la clef et de nettoyer le filtre; une plaque de fer assemblée à la charnière sur la partie supt’rieure de ces robinets et percée dp trois trous correspondant aux carrés des (defs des robinets les maintient ouverts; elle est elle-même arrêtée par un cadenas dont la clef reste entre les mains de l'administration (PI. 12).

dem euve« 4e 4l«trlbnilea.

Toutes les fois que les robinets sont adaptés sur des conduites placées en pleine terre, à l'exception toutefois de ceux posés sur les tuyaux alimentaires des bornesiontaiiies, lesquels .sont manœuvrés à l'aide d'un mécanisme particulier que nous décrirons plus tar<l, on doit kis envelopper d'une chambre en maçonnerie appelée regard. Il en est de même des ventouses et des cuves de distribution. Les regards des robinets et des ventouses sont carrés; la longueur du côté de ce carré est de 1“ lü. Ils sont recouverts par un bloc d'une seule pierre de

CHAPlTnE II. — DISTHIBITIO.N IKTtllIF.rnE. liEGAUDS. .133

0” <0 d'épnisspur, et reposant de 0”10 sur les murs du regard; elle est pereéo en son milieu d'une ouverture cimilniro de 0“ tîO de diamètre.

Cette ouverture circulaire descend verticalement sur la hauteur deO” 18, puis s'évase jusqu'au parement inférieur du bloc, de telle sorte qu elle prend en ce point le diamètre de 0”80. La hauteur totale du regard, non compris celle laissée libre sous le tampon en fonte, est de l” 50 A 2'" .50; lYqiaisseur des murs latéraux est de 0"35.

Le fond du regard est garni d'un radier au centre duquel est ménagé un petit puits perdu nécessaire A l’absorption des eaux qui potirraient s'é’ohapper des robinets. Ce puits doit être creusé jusqu’à une couche de terrain très-perméable lorsqu’il s’agit de robinets de décharge. Enfin, la face supérieure du bloc, formant le recouvrement du regard , reçoit successivement le cadre en bois, le châssis et le tainpon en fonte déjà décrits dans les regards des gahuies.

Les regards des cuves de distrihution présentent une forme circulaire; leur largeur dans omvre est de 2"2ü. Ils sont recouverts d'une voûte sphérii|ue percée eu son milieu d'une ouverture de 0" 00, pratiquée dans une pierre de taille qui forme clef et dont l'orifice est. d'ailleurs, disposé et fermé d'une manière analogue à la précédente. Les murs latéraux de ces regards ont l’cpaisscurdoO"35.

beur fond^st pareillement garni d'un radier et muni d'un puits perdu; entre ce fond et l’extrados de la voûte existe une hauteur de l".50à 2" 50.

L’orifice pratiqué dans la pierre de taille qui recouvre le regaril des cuves est fermé comme il vient d’être indiqué pour ceux des robinets ou des ventouses. Et, pour les uns ou les autres, on emploie, suivant les circonstances, le châssis et le tampon du grand ou du petit modèle.

Il est inutile d'ajouter que, lorsque leur poids l'exige, les robinets, ventouses ou cuves de distrihtilion reposent sur des supports en fer forgé que l'on cherche, dans chaque cas particulier, à dispos«!r de la façon la plus commode.

HISTOIRE «ES FONTAINES PLTiUQFES PE DIJON. — H* PARTIE.

liriTIÈMt SECTION.

Le principiil objet du srsti'-me de disiribulioii que je viens de d(^crirc est l’alimeiilalion des bornes-fontaines. Les eaux, lors(|u'clles y sont parvenues, ont terminé le cours de leur marche souterraine ; elles en jaillissent pour les usages domestiques, pour l'assainissement de la cité, pour l'alimentation des ponqtesA incendies; car telle est leur triple destination, et j'ajouterai (ju’elles remplissent avec une grande facilité les fonctions qui leur sont assignées, à l'aide d’un mécanisme d'une extrême simplicité cl d’une solidité é[irouv('*e.

Je dois consacrer quelques pages à la description des bornes-fontaines, compléments indispensables de toute fourniture d'eau, et qu’il convient de multiplier autant que possible dans l intérél de la commodité des habitants , de la Sidubrilé et de 1a sécurité publiques.

Les bornes-fontaines employées à Dijon (PL 20) sont formées d’un fût rectangulaire reposant sur un socle de même forme et couronné par un demicylindre dont l’axe est perpendiculaire aux plans des faces les plus larges du prisme. •

Le fût présente en plan une longueur de 0” 38 et une largeur de ü“ 255, mesurées extérieurement; sa hauteur est de 0" 43. Cette hauteur, augmentée du rayon 0"1!I du demi-cylindre qui forme le couronnement, donne au fût 0"02 d'élévation au-dessus du socle.

Le socle présente en plan une saillie de 0" 04 sur la face antérieure ; ses autres parois sont dans le prolongement des faces correspondantes du fût.

La saillie du socle est rachetée par des moulures (|ui s<! développent suivant tout le contour de la face antérieure. Sa hauteur est de 0” 63. La hauteur totale de la borne est donc de 1” 25.

Lorsque la borne-fontaine est posée, le des.sus du socle dépasse s<>ulcment de 0” 15 la surfacedu trottoir qui l’environne. Ainsi elleesl enterrée de 0“48 et sa hauteur totale apparente est de 0" 77.

Au pourtour de la bas*- du socle existe une bride de même forme, de 0“05 de largeur; elle est en saillie sur les faces antérieure et latérales de la borne, mais

CHAPITHE II. — DISTUIBCTION INTÉRIEURE. RORNES-FON'TAL\ES 3ÎÔ

inli'-rieuroment placée sur la face postérieure, de manière que nul obslaelc ne s’oppose è sa juxta-position contre les parois des édifices. Celle bride de 0" 015 d'épaisseur est percée de huit trous : deux sur chaque face latérale, deux par devant et autant par derrière.

Une plaque pleine en fonte, de 0" 015 d'épaisseur, coulée dans des dimensions telles qu elle puisse araser la face postérieua* do la borne et les arê tes extérieures des brides, s'attache à ces dernières au moyen de boulons qui traversent les trous précités. Entre les brides et la plaque est, d’ailleurs, interposée une lame en plomb de la largeur des brides.

L’épaisseur des parois de la borne est de O" 01. Elle présente à sa face supérieure une ouverture de 0" 30 de longueur, laquelle règne sur l'inlcrvalle entier compris entre les parois antérieure et postérieure. Ces dernières sont renforcées par une épaisseur de 0“01 faisant saillie intérieure suivant le pourtour’de l’ouverture de 0* 01. Ce renfort forme la feuillure de lu porte qui doit recouvrir lu borne, laquelle porte est cylindrique, de manière à s'adapter exactement sur les contours de l’orifice qu’elle doit fermer.

La serrure se compose :

1* IV'une cloison en cuivre percée d'un trou pour le pa.ssage des pierres que l'on ferait entrer par le trou de la clef ; ladite cloison portant trois oreilles au moyen desquelles elle est fixée sur la porte par trois vis.

2° De deux pênes à crochet disposés pour siarrèter sur le rebord qui forme la feuillure de la porte.

3" D’une bascule destinée à faire mouvoir à la fois les deux pênes et fixée par une quatrième vis.

4* D’un ressort fixé par un rivet en cuivre et agissant sur l'un des pênes au moyen d'un étoquiau.

Dans les faces latérales, à 0" 085 au-dessus de la bride, sont pratiqués deux orifices circulaires de 0"05 de diamètre autour desquels il y a extérieurement un renfort de 0" 02 sur 0" 005 et disposé suivant la forme d'une bride à onnlle.

La face antérieure est percée d'un trou placé au centre du demi-cylindre qui couronne la borne; il présente un diamètre do 0”085; une rosace richement accusée l’environne. Entre cette rosace et le socle, l'initiale du mol Dijon, entouré d'une couronne murale, se détache en relief sur la paroi; enfin, le millésime MDCCCXLI a été gravé sur la partie apparente du socle.

HISTOIKE DES FONTAINES PUBIJQIXS UE DIJON. — Il* PAHÏ1F..

l'assons mainlenant à la descriplion du inécaiiisuu' intc'rieur ot estWeiir d une borne-fontaine.

Une borne-fontaine est garnie :

1° D'une colonne en plomb;

2“ D'un régulateur; .

3* D’un robinet:

D'une bouche d'eau;

5* D'un tuyau de vidange.

Ces garnitures composent son mécanisme intérieur.

De plus, elle est mise en communication avec le tuyau qui l'alimente, au moyen d'un corps en plomb sur lequel est placé un nouveau robinet, remplissant à 1a fois les fonctions do robinet d'arnH et de robinet de décharge. Enfin, les eaux qui s'Adiappent de la bouche tombent dans une cuvette recouverte d’une grille, de laquelle elles descendent, tantôt dans les rigoles de la chaussée au moyen d'une gargouille en fonte, tantôt dans les aqueducs ou dans des puits perdus, par une ouverture percée au foml de la cuvette.

Voyons à pré.sent comment les ditrérents éléments de la garniture intérieure sont ajustés entre eux et comment ils se raccordent eui-mômes avec les appareils extérieurs.

Dans l'intérieur de chaque borne est placée une colonne en plomb d’un diamètre intérieur de 0"034; c’est elle qui mène les eaux au robinet de la borne. L’extrémité inférieure de cette colonne est ajustée contre l'un des orifices percés dans la paroi latérale de la borne ot reliée au tuyau en plomb formant le prolongement «le la colonne; elle communique avec la conduite alimentaire de la manière suivante :

On introduit le bout de la colonne dans une bride à oreille mobile avant laquelle on a préalablement placé une rondelle en cuir. Sur cette bride à oreille on fuit ensuite épanouir par la percussion l'extrémité de la colonne en plomb, et cet ajustement compose ce qu’on appelle un collet rabattu.

Le bout du tuyau en plomb, formant prolongement de la colonne, priViite «•gaiement une bride k oreille et un collet rabattu. Entre ces deux collets, on interpose une rondelle eu cuir.

CIIAPITKE II. - DISTRIBUTION IN I ÉRIEUHE. W)RNES-FONTA INE-S.

Knfin (ont lusscmblapp fn; coinpnsoiil : d'iitii! première bride à oreille cl d'un collet nibiiltu, d'iiue rondelle en cuir, d'une seconde bride à oreille avec collet rabattu, enfin d'une rondelle de cuir, est adapté, an moyen de vis, contre la paroi latérale de la borne-fontaine.

f* It^KUlMU'ur.

Le régulateur est formé d'un tuyau en cuivre de 0"üi do diamètre intérieur. Ce tuyau a la bautenr de 0'"(H; il est pénétré par une lige horizontale portant un disijue en cuivre d uu diamètre égal à celui du tuyau.

A l'extrémité extérieure de la tige est per|MMidiculaircment ajusté A sa direction un quart de cercle en cuivre d'un rayon de 0“' 12.t. qui sert A faire innmeuvnir le disque du régulateur et à indiquer dans quelle position il se trouve. Ainsi, le modérateur est entièrement fermé lorsque, pour l'ouvrier qui le manoeuvre et qui est placé devant la borne, le rayon de droite du quart de cercle affecte une position verticale. Il est, au contraire, entièrement ouvert lorscpic ce môme rayon est borizonlalement descendu.

Entre ces deux positions extrêmes, le disque laisse dans le cylindre en cuivre un intervalle de plus en plus grand. Au moyen des degrés marqués sur la circonférence du quart de cercle, et d'une aiguille fixe que l'on pourrait implanter dans la paroi postérieure de la borne, il serait facile de retrouver toujours le point convenable auquel, dans une circonstance donnée, le régulateur doit être fixé. .Mais il est rarement nécessaire d arriver A cette précision, et l'œil du fontainier est as.sez exercé pour juger A simple vue du débit de la borne.

Il est inutile d'insister sur l'utilité du régulateur, qui se pose au sommet de la colonne en plomb, immédiatenienl au-dessous du robinet. On conçoit, en effet, que les villes étant généralement assises sur un terrain accidenté, que, d'ailleurs, les bornes-fontaines étant alimentées par des tuyaux greffés tantf'il A l'origine, taiitét A l'extrémité, tantôt en des points intermédiaires des conduites, la charge eu vertu de laquelle s'o|)è-rc leur écoulement varie dans dw limites très-étendues. Il était donc nécessaire de plaar au-des.sous du robinet un appareil qui permit de contre-balancer 1 influence du prolil et d assurer ainsi à toutes les bornes un produit st‘n.siblemenl uniforme.

- I/exlérieur du cylindre du régulateur est creusé eu gorge, et les faces supé-

rieuri! et inlïricure prt^sentenl en plan la forme d'une bride à oreille. Une double whanerurc est faite aux extrémilés du diamètre perpendiculaire à l’axe qui porte le disque en cuivre, afin de laisser passer les boulons qui réunissent le robinet à la colonne en plomb dont Textrémilé forme un collet rabattu sur la bride à oreille qui le termine et sur laquelle le régulateur est posé.

Il est inutile d'ajouter qu’outre la bride à oreille qui termine la colonne en plomb et la face inférieure du cylindre du régulateur, et entre la face supérieure du même cy lindre et adle inférieure du robinet, laquelle alTecte dans la partie qui se pose sur le cylindre du régulateur la forme d'une bride à oreille, sont placés des cuirs gras, de telle façon que, lorsque les boulons sont serrés, 1 eau puisse arriver de la colonne dans le robinet, sans que les divers assemblages précités puissent donner lieu à la moindre fuite.

•* n«l»inr<s.

Le robinet est la pièce importante des bornes-fontaines : il avait deux fonctions ii rem[)lir dans le système de distribution des eaux de Dijon. Il devait être disposé' de telle sorte qu'il pût, au moyen de la pression exercée sur un bouton placé au-dessus de la borne-fontaine, liv rer jiassage, à chaque instant, à la quantité d'eau nécessaire aux divers usages domestiques: il devait être en môme temps établi do telle sorte que l’on pût substituer à cet écoulement à volonté un écoulement constant, destiné à l'arrosage des rues de la ville ou ù l’alimentation des pompes à incendie.

n serait difficile de bien faire comprendre le jeu de ce robinet, sans recourir il ses coupes (PI, 20).

On voit d'abord, à la partie antérieure, un cylindre horizontal dont le pourtour est entièrement fileté; cette partie est placée vis-à-vis l’orifice circulaire percé ou cc-ntre du demi-cylindre qui couronne la borne; c'est sur elle que se visse la bouche d’eau.

Ce cylindre pénètre dans un cône vertical dont la base repose sur le régulateur placé sur lu colonne en plomb. Un robinet conique, intérieurement évidé pour jM^rmettre l'ascension de l'eau, est ajusté dans le cône vertical pnkité, visà-vis la pénétralion du cylindre horizontal; déplus, la paroi de ce robinet est percée d un trou cylindrique dont le diamètre est égal à celui du cylindre ho-

aiAPITKE II. — UlSXHmi'TION INTEltlEÜKE. UORISES-l-ONTAINES. 3î9

rizonlal. Les circonférences de ces deux orifices peuvenl d'ailleurs élrc amenées à la coincidcuce dans le mouvement de rotation du robinet, et ce mouvement sopère au moyen d'une clef forée (juc l'on place sur la tête carrée terminant le robinet. Cette tète, en outre, est pcrc 'e d'un trou allongé destiné t\ recevoir une clavette qui tend à rendre intime le contact du robinet avec- son boisseau. Entre la clavette et le boisseau est, de plus, interposée une rondelle k trou carré pour adoucir le frottement.

On voit donc d'abord que si l'on tait co'incider l'œil du robinet et l'orifice de jiénélrutiou du cylindre horizontal, un écoulement constant se produit, puisque la colonne eu plomb est mise, en communication directe avec la bouche d'eau ; mais que si, au contraire, on fait prendre au robinet une situation diamétralement opposée, l'écoulement doit s’arrêter puisque toute communication est intorronquie entre la colonne en plorah et la bouche d'eau. Mais, i\ cÆ moment, on peut rcnuir(|ucr (|ue l’œil du robinet étant placé visà-vis l'orilice O d'une petite chambre fermée à sa partie supérieure par la •soupape horizontale S, cette petite chambre s«ira en communication avec la colonne; et du reste la pression de l'eau <jui s’introduira dans cette cavité n'aura pour effet que d'appli(|uer avec plus de force les parois de la soupa|M! conique S contre celles de l'orilice qu’elle est destinée à fermer. Cette soupape est traversée par une tige verticale en cuivre, dont la partie inférieur!; est maintenue dans un cylindre directeur 1), et dont la partit' stija'rieurc traverse les parois du robinet, dans lequel a été ménagée lâ boite à étoupe E. Cette tige verticale est mobile, et dans son monvement entraîne la soupape.

Maintenant on remarquera qu’il existe au-de.ssus de cette soupape un orifice origine d'un canal placé sur l'un des côtés du robinet, et dont l'ouverture. est en C; j'ajouterai qu'un second canal C’ C" est symétriquement disposé sur l'autre côté. Or, si l'on baisse la tige du la soupajw, le liquide s’élèvera vers l’orifice C, passera [mr le canal CC', ainsi que par le canal C' C", et viendra sortir par la bouche pendant tout le temps que la soupape sera baissée ; puis l’écoulement s’arrêtera lorsque l'on cessera de pousser la tige de haut en bas; et que l’eau, en vertu dt; la pression iiu’elle exerce, aura de nouveau appliqué la soupape contre l'orifice k travers lequel elle montait.

E’esl par ce mécanisme que s’obtient l’écoulement intermittent ou le débit

IIISTOÏKF. DES FONTAINES PtlBUQlIF^ DE DIJON. — Il« PARTIE.

à voloiili' (les bornos pour les usages iloinesliques. Mais il esl facile de eomprendre que si la charge de l'eau (Mail faible, les frollemenis d(! la tige pourrnienl s'opposer au mouvement ascendant ou de retour do la soupape. .Aussi, pour faciliter ce 'dernier, on a fixé ù la ligo un ressort en acier qui agit dans le sens de la pression de l'eau. On avait d’abord doiimi h ce ressort la forme d'un fer à cheval, maison lui a bientôt reconnu rinconvônienl de faire dévier dans ses mouveimuits lu tige de la position verticale, et on lui a svibstitué deux ressorts en forme d'arc et superposés de manière A se présenter leur concavité.

Quant aux soupapes, on s'était d’abord borné A les établir complètement en cuivre, et dans les premiers tcnqvs, elles ne donnaient lieu A aucune fuite; mais peu A peu leur surface, qui s'usait inégalement, laissait échapper un filet d'eau, auquel la bouche de la borne livrait constamment passage. Il était nécessaire de faire disparaître cet inconvénient. L’on a complètement n'ussi, en substituant A la soupajMi en cuivre une petite soupape en cuir pressé-e contre un arrêt sujvérieur, au moyen d'un petit boulon en cuivre qui traverse la tige <le la soupapo. Le mouvement est communiqué de l'extérieur A la soupape, au moyen d un bouton en cuivre terminé par une tige qui repose sur celle de la soupape, et qui, d ailleurs, est fixée A la porte de. la borne par une clavette transversale.

Donc, et en résumé :

I” Lorsque l'on veut donner à la borne un écoulement constant, il suffit^ de faire coïncider l'œil du robinet conique avec le cylindre horizontal sur lequel est vissée la bouche d'eau ;

2° Si l'on désire, au contraire, obtenir un écoulement A volonté, il suffit de placer cet oui vis-à-vis l'orifico de la petite chaiiibn^ iiratiijuée sous la soupape précédemment dwrite.

4* B»»elie

On a expliqué que le cylindre horizontal du robinet présentait sur ce dernier une saillie dont l'extérieur était fileté, et qui correspondait A l'orifice placé au centre du demi-cylindre qui couronne la borne. Sur ce pas do vis s'adapte lu bouche d'eau dans laquelle a été Axée, lors de l'opération do la fusion de

CIUPITIIE II. — DtSTUllîrnON IMKHIEllRE. RORNES-FONTAINE.S.

la hoiirhc, unr roiuldlc en cuivre également filetée. La forme di- cette bouche est indiquée (PI. 21)}. Ou voit qu'elle s'appuie contre la paroi extérieure de la borne par un plan sur lequel se dessine le centre de la rosace qui environne l'orifice pn'é dans la borne.

Ku cas d'incendie, le raccordement avec la borne du tuyau en cuir alimentaire du n'-servüirde la pompe s'opère de la manière suivante: on dévisse la bouche d’ean, puis on adapte sur le cylindre fileté <lii robinet la garnitun" en cuivre ajustée à l'une des extrémités du tuyau préa'ité. L'autre extrémité versant ses eaux dans le réservoir de la pompe, cbtte dernière c'sl aisément et constamment fournie de l'eau nécessaire à sa manœuvre.

Lu pression de l'eau dans la colonne en plomb des bornes est, dans un grand nombre de points, à Dijon, assez considérable pour ipie l’on puisse se passer de l'intermédiaire des ponq>es à incendie pour porter l'eau sur les parties embrasées de lédiüce; dans ce cas, on si> borne à garnir d'une lance la seconde extrémité du tuyau en cuir, et les pompiers n'ont plus qu'à diriger sur le foyer de l'incendie le jet qui s'échappe de cet appareil.

t« Tayaa de de le Mrme.

Quelque soin que l'on apporte à opérer le raccordement <le la colonne en plomb avec le régulateur et le robinet, il peut s'échapper des gouttes par les joints qui les séparent, et ces gouttes aeeumulées finiraient par remplir la borne; or, le volume d'eau ainsi emprisonné dans lu borne pourrait la faire éclater lors des gelées, ou, par son échaufiement progressif à l'époque des chaleurs, accroître notablement la tein|M^rature de l'eau renfermée dans la colonne en plomb qui serait baignée dans ce fluide. Pour éviter ce double inconvénient, j'ai fait ajuster au second orifice pratiqué dans la paroi latérale du socle de lu borne un tuyau en plomb qui vient dégorger, soit dans l'aqueduc, soit dans le puits perdu établi par des motifs que j’indiquerai tout à l’heure. A Paris, l'eau qui pourrait s'accumuler dans les bornes-fontaines s’échappe, par un petit orifice circulaire de O" 005 de diamètre, placé audessus du socle. La disposition adopté-e à Dijon permet de vider entièrement ce dernier.

lllSTOlUE DES FONTAINES l-UIJUyUES DE DIJON.— Il' PAISTIF..

Telle est la (leseription détaillée du buirel d une borne et de son iiuVanisnio intérieur; je vais passer aux moyens employés pour son ratvordeuieni avec le tuyau alimentaire, et pour eonduire dans les rigoles des ehaussées, ou faire écouler ou perdre souterrainenient les eaux qui s'en échoppent.

n Acrortiemrat tfc la iMrur aire la rau«luilr.

(le raccordement s'opère nu moyen d un tuyau en plomb d nn diamètre intérieur égal i\ ()”'(I34; à ce tuyau est soudé un robinet que je décrirai tout à I heure. J'ai dit plus haut comment l une des extrémités de cette petite conduite était ajustée i\ la borne-fontaine. Ouant à son autre extrémité, elle s’adapte à la bride qui termine la tubulure du tuyau alimentaire, au moyen d'une rondelle en fonte sur laquelle on a rabattu le bout du tuyau ; cette rondelle est alors unie à la bride précitée, au moyen de boulons. Entre le collet rabattu et cette dernière, un cuir gras est interposé.

Dans le cas où il n’existerait pas de tubulure sur le tuyau alimentaire, on y suppléerait de la manière suivante ; on pendrait, à l'aide d un burin, la conduite, suivant un orifice égal au diamètre du tuyau en plomb, et I on aurait recours ensuite A un collier en fer forgé, compostl de deux parties s'unissant à l'aide de boulons. L'une des parties du collier est percée d'un trou à travers lequel on fait passer le bout du tuy au en plomb, que l'on rabat sur sa face intérieure: puis on interpose une rondelle en cuir gras entre ce collet rabattu et la conduite. Enfin, il ne reste plus qu'à serrer les lioulons du collier, convenablement placé pour opérer la réunion de la conduite alimentaire à la colonne en plomb de la borne.

J'ai dit qu’un robinet était placé sur cette conduite de jonction; on le raj»proche en général, autant que possible, de la borne. Ce robinet se compose d’un boisseau et d une clef à oeil rond. La clef du robinet présente la forme d'un cône tronqué. (voir PI. 20); ce cône est percé, per|iendiculuiremcnt à son axe, d'un trou cylindrique dont le diamètre est égal à celui de la conduite; ce trou forme l’œil du robinet. La clef [)orte, au-dessus de la face; su|iérieure, une tète carrée; au-dessous du boisseau, la clef forme également une saillie carrée; elle est pi-rcée d'un trou allongé destiné à recevoir une clavette qui tend à remlrc intime

CllAHTHt 11 — ülSTimsUTlON LVltHIECKE. 1K)KM'.S-F0M'AINE.S.

loconlacl de la clef avec le boisseau. Entre la clavellc cl le boisseau, ou interpose une rondelle ù trou carré pour adoucir les frottements; cetlc rondelle p<iite une échancrure d'un développement égal au quart de cercle, afin que l'ouvrier ([ui doit manœuvrer ce robinet sans l'apercevoir, ainsi que je l'expliquerai plus lard, puisse juger du moment où il est complètement fermé et de celui où il est complètement ouvert. Lorsque ce robinet est fermé, tout le tuyau situé entre lui et la borne, colonne eu plomb comprise, se décharge au moyen d'un petit orifice foré dans l'épaisseur de la partie pleine du robinet, et correspondant à une ouverture également forée dans la rondelle. Cette disposition était indispensable pour les temps de gelée; il importe en effet (juo, pendant les intervalles où le jeu de la borne est arrêté, la colonne en plond» suit vidée pour n’élre pas exposée à éclater par suite de lu congélation de l’eau.

Le bois-seau dans lequel la clef est reçue est érigé perpendiculairement sur un bout de tuyau en cuivn-, présentant à son extrémité d'amont le diamètre de ü“ 015, et celui de 0“ tKli à son extrémité d'aval. Pour le raccorder avec le tuyau en plomb, on opère de la manière suivante : on fait pthiétrer dans l'extrémité d'amont du robinet le bout de la portion correspondante du tuyau en plomb convenablement aminci, puis, au contraire, on introduit l'extntmité aval du robinet dans l'autre jvartie du tuyau, enfin on unit invariablement, au moyen de, lueiids de soudure, le robim^t au tuyau en plomb ainsi disposé.

ün comprend pourquoi l’extrémité amont du robinet doit envelopper le tuyau, cl pourquoi l’extrémité aval doit être envelopp'-e par lui; c'est afin que l'eau, dans .sa marche, n'é|)rouv(> aucune résistance!. Ce moyen d'unir le robinet au tuyau en plomb est évidemment le plus économique: il est employé dans la distribution des eaux de Paris, et j'en ai fait également usage ù Dijon; mais il exige le recours à un plombier toutes les fois qu'une réparation doit être faite i\ cet assemblage ; sous ce rapport, il serait plus simple de terminer le robinet par deux brides que l'on unirait au tuyau en plomb au moyen d'une rondelle et d'un collet rabattu. Si l'on exécutait la rondelle en fer, j(! crois que la différence de dépense existant entre les deux procédés ne mériterait pa.s d'élre prise en considération.

Je vais expliquer comment le robinet se manœuvre lorsqu’il est plu<x5 en terre.

cl cVst le cas le |)liis fréqiienl. 11 est posé dans une petite chambre carnîe on maçonnerie de 0".10 de a')lé dans onivre, et dont la base est située à 0"20 environ en contre-bas dn robinet; cette base n’est pas revêtue, ce qui jiermet aux eaux de vi<lange, qui sortent par le petit canal de vidange du robinet , de s'inliltrer dans les terres. Telle petite chambre, dite tabernacle, dont la hauteur varie au-dessus du rctbitiel, suivant la [trofondeiir A laquelle est enterrée la conduite, est recouverte d une planchette en chêne de 0"03 d’épaisseur, et percée A l'aplomb de la wiillie carrée du ndûnet d'un 'irilicc circulaire. Sur ce trou repose un tujau en comr de chêne ou en orini’, ap[K-lé bouche-à-clef; son diamètre extérieur est égal ù ü“20, son diamclre intérieur est de 0“ lOS, sa hauteur de 1 mètre A 1"20; sa face supérieure doit toujours aflleun-r le niveau du pavé; elle est frellée nu moyen d un cerchî'én fer forgé. Le trou supérieur de ce tuyau est fermé pur un tampon en fonte ajusté dans une boîte de même métal adaptée A l'intérieur. Ce tampon est fixé par une petite chaîne en fer A .sa boîte, et jM-rcé d'un orifice en son centre, lequel permet, au' moyen d’une petite ligi? A crochet, de lui faire faire dans sa boîte la fraction de révolution nécessaire pour ram(‘ner la petite saillie que porte .sa partie inférieure vis-A-vis une échancrure ménagée dans son enveloppe, et, par suite, de renicvcr. Lorsque l'on veut Bianieuvrer le robinet, il suffit de faire pénétrer dans le tuyau une longue clef i n fer, percée à son exlrénnté inférieure et terminée A son cxtnhnilé supérieure par une barn; horizontale.

Indépendammi nt du régulateur dont il a été question plus haut, le robinet sous bouche-A-clef donne encore le moyen de modérer le débit de la borne.

Il ne nous reste plus qu’A nous occuper de ce que deviennent les eaux A leur sortie de la borne. \ leur émergema! de la bouche, elles tombent dans une cuvette en pierre iin’senlant dans œuvre, A sa partie supérieure, un orifice carré de 0"27 de cùté; sa profondeur est de U" 15, les parements de ('elle cuvette sont incliiK's de tr Oti; elle offre donc nu fond la forme d'un carré de 0" 15 de cùlé. Kilo est recouv(Tle d'une grille ù barreaux triangulaires et dirig('-s perpendiculairement A la face antérieure de la borne; cette disposition permet A leaii de tomber de la Iwuche dans la cuvv'tte, sans ('elabousser les passants.

De 1a cuvette, les eaux se rendent dans le ruisseau, au moyen d’um- gargouille en fonte dont la partie supérieure affleure le des.sus du trottoir de la borne, et dont l'exln^mité s'arrête au parement extérieur de lu bordure.

CHAPrrUE II — DISTRim TION IJn'KliiailE. IUMINES-KONTAINES.

Il n‘y aurait rien i\ ajouter à la description de e<‘t appannl, d'ailleurs emprunté i\ lu distribution des eaux de Paris, si l'on avait eu pour seul but 5 Dijon, comme dans eette première ville, d'arroser les nu‘S au moyen de l’écoulement des bornes-fontaines, en laissant timlefois aux habitants la faculté de puisage aux bornes pendant le temps de l'arrosage; mais on a vu plus haut que les bornes présentaient à Dijon, aux hubilants, la jwssibilité d'obtenir A chaque instant du jour, par la pression d'un bouton ajusté* sur le sommet de la borne, la quantité d'eau nécessaire ù h ors maisons.

Eu été, il n'y a aucun inconvénient A ce <pie les eaux qui s'échappent du vase destiné A les nH'CVoir tombent ilaus la cuvette et se rendent dans le ruisseau au nu>ycn de^ lu gargouille; mais ei» hiver, un pareil écoulement pré.senlerait un inconvénient grave, et ferait naîta*. aux abords des bornes-fontaines, de grands amas de glace. D'ailleurs, pendant les intervalles où l'on ferait couler la bornefontaine, et surtout p<*ndnnt la nuit, l’eau contenue dans la colonne en |)lomb pourrait geler et la faire éclater; de plus, l'eau renfermée dans la pi tile cavité placée sur et sous la sou|jape (|ui correspond au bouton pourrait geler également, et la manomvre. de ce dernier deviendrait impossible.

11 fallait, pour surmonter ces difflculté's, qu'en hiv(*r l’écoulement des bornesfontaines fût permanent, et, de plus, que l ean qui descend de la bouche d'eau disparût immédiatement sous terre, pour éviter toute formation de glace dans les rues, et prévenir tout accident. Pour utteiiidn; ce douhle but, l'on a, d’une part, placé le fond de la cuvette en contre-bas de la face inférieure de la gargouille en fonte, et, d'antre part, on a pené d’un trou garni d'une soupape en cuivnj le milieu de cette cuvette. En été, cette, soupape est toujours fermi'*e, et le liquide, s’élevant au niveau de la gargouille, s'échappe, ainsi que je l’ai déjà dit. En hiver, lorsque l'écoulement des bornes e.st permanent, la soupape est toujours levée et l'eau s'introduit dans l'orilice ouvert quelle lui présente, sans jamais pouvoir arriver au niveau de la gargouille.

Voici maintenant ca’ que deviennent les eaux Après avoir franchi l'orilice de la soupape.

Trois cas peuvent se présenter:

1° Il peut exister un aqueduc ou un égout sous la rue ou A proximité de la rue dans laquelle la borne-fontaine est placée ;

33G IlISlülUE DES FONT;UXES PDBLIQCES DE DIJON. — 11- PAKTIE.

2" Il pput oncort: arrivi-r (jiio, pràs (la coUe bonii’-foiilainc, se trouve uii ancien puits;

Enfin, ectlc borne-fontaine i»eut être Irès-éloign^e dun aqueduc, d'un égout ou d'un puits déjà existant.

Dans le premier cas, on a réuni, par une galerie transversale sous bupielle un liüimne peut pa.sser, 1 égout üura<|ueducà la borne-fontaine; la iMjrne-fontainc s'établit sur cette galerie même, et l'on ajuste sous la soupape un tuyau cüni(iuo en fonte, dont l'embouchure perce la voflte de la galerie. On donne une forme conique au tuyau, pour que les corps étrangers que Ion pourrait jeter à travers rorificc de la soupape ne soient jamais arrêtés dans l inté'rieur du tube-décliargeoir. Lorsque l'égout ou l'uqiiediu: .se trouvait à quelque distance de 1a borne, on a réduit la galerie qui doit It-s réunir à cette dernière aux dinii'iisions de IJ"GÜ de largeur sur 0“70 de hauteur; mais on a eu le soin de pratirpicr, à l'origine de celle galerie, un petit puisard dans lequel viennent s'arrêter tous les corps étrangers que l'on pourrait introduire [mr la soupajie; ce (Kitit puisard est recouvert d'un regard en pierre de taille.

Dans le second cas, on a construit, entre le puits et la borne, un conduit analogue au précédent.

Ces conduits doivent être faits en bonne maçonnerie, car ils sont habiluelleinent établis le long des maisons, et il importe que les eaux qu'ils mènent ne puis.senl pas de.scendre (buis les caves par filtration.

Dans le troisième cas, enfin, on a creusé au pied des bornes des puits auxquels on a donné une profondeur suffisante pour arriver aux couches perméables; le jiourtour de ces puits est simplement revêtu en pierre .sè-che. A Dijon, leur profondeur moyenne (>sl de 8 à 10 mètres; ils reviennent à 1'» fr. b; mètre courant, revêUmienl compris. Leur perméabilité est h'IIe qu'un écoulement de 300 litres par minute n'a jamais relevé à plus de 0"15 le niveau de la nappe d'eau à laquelle on s'est arrêté.

Tels sont les procédés très-si inpb*s au moyen desquels je suis parvenu, à Dijon, à rmulre l'usage des bornes-fontaines aussi facile pendant Tbiver que pendant l'été.

CHAPETRE II. — DISTRlBmON INTÊRTErRE. RORXES-FONTAIXES. 317

V*. B«i plMeMenl

Lfs bornos-fonlaines, comme on vient de le voir, ont trois fonctions à n'mplir: elles doivent servir aux usages domestiques, à l'arrosage des rues, à l'alimentation des pompes en cas d'incendie.

Si l'on n’avait égard qu'à la première et à lu troisième de ces destinations, il conviendrait de les répartir proportionnellement nu cliilTre de la population des divers quartiers ou rues de la ville; de les multiplier aux environs des édifices publics, dans les points où les chances d'incendie sont les plus fortes, dans ceux ou ces incendies causeraient les plus grands désastres. Lcmr seconde distillation exige qu'elles soient placées aux divers points culminants, afin que l'arrosage réclamé par la salubrité publique s'opère sur toute la surface de la cité.

C'est cette dernière condition que M. d'Aubuisson a cherché à remplir dans la distribution des eaux de Toulouse. Le public se plaignait de l'inégalité de 1a répartition des bornes-fontaines sur la surface de la ville ; il répondit à cette critique par l'observation suivante :

« Le problème à résoudre n’était pas l’égalité de répartition, mais de laver la plus grande surface possible; nous pensons l’avoir résolu. Nous avons lavé toute la partie centrale et plus des trois quarts de la superficie entière de la ville; nous avons jeté do Tcau dans tous les égouts: lavés continuellement, ils ne répandront plus, dans les saisons chaudes et sèches, ces odeurs infectes, vrais fléaux des quartiers où leur bouche est placée, et tout cela a été fait, ajoute-t-il, en conservant l’eau destinée aux usages privés à une distance courte, quoique inégale, des habitants ('). »

Mais il faut convenir que la première destination des bornes-fontaines est plus importante encore que la deuxième.

« Le lavage dos rues, dit M. Emmery, ingénieur en chef des eaux de Paris, est sûrement bien utile; mais consultez les hommes de l’art, reprenez tous les procès-verbaux des Commissions sanitaires, et ils vous diront qu’il est bien autrement important de laver les allées des maisons, les petites cours intérieures

(') Établissement des fontaines publiques de Toulouse i Mémoire de l'Académie des sciences do celte ville. 1830.

ninl néis^es, los lieux d'aisanros qui y sont ordinairement plaet'“8, les rez-deelimiss»’es. Ils ajouteruut qu'il faut surtout donner à la elassc malheureuse la possibilité de multiplier gratuitement les lavages de toute esixVe, soit du corps, soit ilu linge (jui souvmit se trouve n-parti en proportion si faible ü eba({ue individu. Voilà, vous répéteront-ils, comment vous attaquerez avec quelque profondeur la question de rassainis-sement intérieur d'une grande ville. Tel est le service immense que rendent les puisages gratuits aux bornesfontaines. »

Ces réllexions si justes démontrent qu'il faut, par tous les moyens possibles, chercher à favoriser la salubrité du domicile, en construisant les bornes de telle sorte qu'on puisse en user à volonté, en les multipliant assez pour que la classe la plus nombreuse les trouve aisément sur son passage et ne soit pas rebutée par la longueur du trajet à faire, pur le temps à perdre et lu peine à supporter. Il faut, en un mot, ipie partout l’eau se montre prête à satisfaire à chaque hesoin; il faut, pour ainsi dire, qu’elle sollicite la population aux habitudes hygiéniques, et l’on sait que le dévclopjMunent de ces habitudes tient essentiellement à la facilité que l'on a de les contracter. Tels sont les principes qui ont servi de base 4 la distribution des eaux dans la ville; le Conseil municipal n’a reculé devant aucune dépense pour les applitpier dans toute leur extension.

I.u sidubrité publique exigeait que le grand égout deSuzon filt parcouru presque conslamment par un volume d'eau considérable; la prise d'eau du répartiteur n" 8 a été exécuttHi dans ce but: elle voulait encore que toutes les rues fussent arrosées; des bornes-fontaines ont été placées, à de très-rares excejUions près, à tous les points culmiiiaids des rues.

La sdreté publique demandait que de prompts secours fu.sscnt disponibles en cas d'incendie : tous les édifices publics ont été entourés de bornes-fontaines; on les a multipliées aussi dans les quartiers où ces sinistres sont le plus à craindre, dans ceux où ils causeraient les plus grands dommages.

Enfin, les convenances et l'hygiène privée exigeaient que ces appareils fusstmt multipliés de telle sorte que chaque habitant rencontrât une borne-fontaine à quelques pas de son domicile, et l'administralion municipale a décidé qu'entre les bornes de faîte seraient encore intercalées de nombreuses bornes destinées à répartir également entre tous Krs bienfaits de la distribution.

M. l'ingénieur en chef Emmcry regarde la suppression d’une borne-fon-

C)I\mUK l[.-DISTRIBn'ION OTÉRIECKE, BOItXES-FO.NTAlNES. 339

taine commo une calamité réelle, coimnc entraînant un accroissement de mortalité pour la classe raallicureusc. La ville de Dijon parait s'étre inspirée de la pensée de M. Enunery: elle a pris le programme et toutes ses conséquences; elle a fait le bien presque avec excès, s'il pouvait y avoir de l'exci-s dans le bien.

Le tableau suivant, qui présente le résumé général des bornes-fontaines, indique en outre :

1* La hauteur de 1a grille; de leur cuvette au-dessus du niveau de la mer;

2° Le volume maximum qu’elles peuvent débittr;

3° La charge ù laquelle le volume est dû.

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