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Il résulte de la comparaison des débits ci-dessus que rincoiivénient redoiiU; a bien peu d'importance: mais revenons au débit des bornes-foiilaines A llijon; j ai dit que ce débit était, en général, égal A 2ü0 litres par minute.
Gî produit est-il suffisant?
Dchit des bornes. — 11 convient évidemment que la charge sur rorilicc il’écou- Icmont des bornes et le diamètre des tuyaux parcourus par l'eau soient tels qu'ils puissent assurer le débit maximum que l'on veut obtenir dans une circonstance donnée; or l'écoulement A volonté, nécessaire à ralimentation îles habitants n'exige qu'un débit d'une trontaine de litres par minute; le lavage des rues ne demande pour deux versants, ce qui est le cas le plus habituel, qu’un débit de huit pouces, ou 13,33 X 8 = 107 litres par minute ; cette donnée résulte des expériences faites par MM. les ingénieurs du service des eaux de Paris.
■Mais le produit de 107 litres par minute serait-il suffisant pour ralimentation des ponqws A incendie?
J'ai voulu résoudre cette question par une cx|>érience directe. J'ai imité M. 1e capitaine des pompiers de Dijon 4 prendre parmi les pompes celle qui donnait le plus grand produit, et je l'ai prié de la faire manonivrer exactement de la même manière que si l'on avait un incendie A combattre; or, cette pompe a débité, [lar minute, 235 litres; quarante-quatre coups de balancier ont été donnés dans le même temps, ce ipii produit par coup et par chaque pompe jumelle un débit égal A 2 litres 78.
Quoi qu’il en soit, et comme il est nécessaire qu’une borue-foutainesufli.se au
344 HISTOIRE DES FONTAIXES PDBUQÜES'DE DIJON. — Il* PARTIE.
di'bit d'une pompe à incendie, on voit qu'elle doit Atrc ('•tablie de manière à fournir un volume bien supt'-rieur à celui eïigé* pour le lavage, bien qu’il soit inutile de le porter à 235 litres; en efl'et, les pompiers se fatiguent promptement et il y a à chaque instant des temps d'arrêt pendant lesquels les anciens travailleurs sont remplacés par des nouveaux, etc.; le temps perdu pour cette cause et pour plusieurs autres, dues aux manœuvres ou à diverses circonstances, ne saurait être évalué à moins du quart ou du cinquième du temps total; mais le boyau qui alimente le réservoir de la pompe coulant toujours, et le débit de la pompe étant de 235 litres par minute, il suffit^ pour le service, d'un écoulement de 170 litres à peu près.
Tel est donc le débit minimum que les.bornes-fontaines doivent offrir lorsque le robinet et le régulateur sont entièrement ouverts.
Si, enfin, l'on compare le nombre des bornes-fontaines établies à Dijon nu chiffre de la population, on trouvera qu'il existe dans celte ville une borne-fontaine par deux cents habitants.
NEtNIÉMt SECTION.
■»Tla*TI*Sr SES OirvnACBM CONPMtSrr la DKTRIBimOE lltTABICCnB.
Celte section sera consacrée à l'estimation des différents ouvrages corapo.sant la distribution intérieure.
Je suivrai dans l'évaluation de ces travaux le même ordre que dans leur description; ainsi je m'occuperai successivement du prix de revient :
1° Du réservoir de la porte Guillaume;
2“ Du réservoir de Monlmusard;
3' Des aqueducs ;
'4° Des regards des robinets et des cuves de distribution des conduites placées en pleine terre ;
5" Des conduites;
0° Des robinets, ventouses, cuves de distribution, vannes;
7' Des bornes-fontaines;
8° Des différents appareils en fonte, destinés au jeu des résenoirs, des jets d'eau, etc.