CHAPITRE I
ECOULEMENT DE L'EAU D.ANS L’.AOITDUC.
la» section de l'aqueduc était, comme on l'a vu :
1° Hauteur sous clef de la voûte en plein cintre 0” 00 ;
2’ Largeur 0” 00, laquelle était uniformément réduite à 0“ 51, par suite de l’application d'un enduit en ciment de Pouilly.
C'est donc à des formuh.'s relatives à l'écoulement de l’eau sur un enduit très-lisse que nous allons parvenir.
La distribution des penti's de l'aqueduc est donnée dans la deuxième partie, page 188.
Les expériences ont été faites sur les pentes suivantes :
HISTOIRE DES FONTAINES PlîBUQÜES DE DIJON. — IH' PARTIE.
Longucars.
On avait toujours le soin, lorsqu’il y avait des chutes verticales, de s'arrêter 100 mètres avant la chute, et de n’opérer que sur des portions d'aqueduc parfaitement en ligne droite.
Le tableau ci-dessus montre aussi qu’on a toujours pu suivre les corps qui servaient à déterminer la plus grande vitesses sur des longueurs de plusieurs centaines de mètres, excepté pour la pente 0”0104, où l’on disposait seulement de 272 mètres. Cependant je dois reconnaître que malgré les circonstances assez favorables où j’étais placé, je ne pouvais obtenir des résultats ù l’abri de toute objection.
D’abord, l’aqueduc était couvert et les regards n’étant disposés que de 100 en 100 mètres, on ignorait ce qui se passait dans l’intervalle. Pour obvier à cet inconvénient, on répétait plusieurs fois entre chaque regard les expériences et on ne les conservait que lorsqu’elles donnaient des résultats presque identiques; puis on adoptait la moyenne entre les résultats obtenus pour tous les regards d’une même pente.
Pour les vitesses maximum du fluide données par des flotteurs, ces moyennes résultaient de nombres très-peu différents; on peut donc compter sur leur exactitude.
Quant aux vitesses moyennes, elles n’offraient pas la même régularité, les moindres dépressions de l'aqueduc, à raison de la faible épaisseur relative des
. ;aiAPITRE I. — EXPÉRIENCES. AQUEDUC DU ROSOIR. 3C;)
lames en mouvement, tendaient à les altérer. Je n'ai pu faire usage do plusieurs d’entre elles qui présentaient d’évidentes anomalies. C’est surtout pour les pentes très-fortes et pour les faibles voIuiik's (pie j’ai di1 négliger a'rtaines données.
Les volumes écoulés par seconde étaient jaugi’-s avec une exactitude rigoureuse, au moyen ,du réservoir de la porte Cuillauuie, dans lequel se rendaient les eaux de l aqueduc.
On a opéré sur quatre volumes déau différents :
1° Volume de 0" 0871 par seconde ;
2» 0 OüCO —
Lesquels sont h peu près entre eux comme la série des nombres 1 —3 — 2 — 1. Voici maintenant le résultat de mes ujiérations.