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CHAPITRE 11 — CONDOITES. INFLUENCE DE L’AIR

La pcnlo en vertu de laquelle ce volume est débita est ^ ; les pentes

des conduites étant, en général, toujours aswiz faibles pour qu'il .soit possible de substituer leur longueur A leurs projections horizontales.

La quantité MO' rtqirésente l'excès de la pression utinospliéri(|ue sur celle (pii a lieu dans le tuyau. Si donc il existait en M, soif un tuyau ouvert, soit une soupa|ie à flotteur ('), l'air extérieur entrerait dans la conduite (»n vertu de la dilfi'Tence de pression MO’, le liquide dans le tuyau se partagerait en .M, le volume qui sortant du réservoir arriverait en M par la branche /., serait drt A une

pente (’), et cette pente peut être beaucoup plus petite que celle ^ à

laquelle était d\\ le volume initial.

Enfin l'eau coulerait en-déversoir au point M dans la branche (hîscendante, dont elle ne remplirait plus la section, et prendrait dans cette branche un niveau tel que le volume qui passerait sur le point M prtt s'écouler en N' : les deux branches /„ et l ayant le même diamcHre, la différence de niveau existant entre N' et ÎS' serait égale A celle trouvée entre N et la surface su[X'rieure de la nappe de déversement en .M.

On voit, comme corollaire de ce qui précède, (pie dans les conduites A pression plus petite que ratmosph('re, la moindre fissure des joints qui dépassent la ligii(( (les pressions atmosphériques modifie radicalement, parsniU? de l'introduction (le l'air ambiant, les conditions de r('‘coulem(mt, tandis que dans les conduites placi’cs au-dessous de la ligne des pressions atmosphériques, cette fi.ssurc n aurait donné lieu qu’A une perle insensible.

Dans les conduites précitées, le seul moyen d'évacuation de l'air qui pourrait se cantonner au point haut e.st donc d'ouvrir un robinet en ce point, après avoir fermé 1 orifice inférieur du tuyau, et de ne fermer ce robinet (jue lorsque l'eau s en échappe par jet continu et sans mélange d'air. On pourrait encore surmonter ce robinet d'une capacité fermée par un second njbinet, et pour faire échapper l'air qui aurait pu s'accumuler dans cette capacité, on n'aurait qu à fermer le robinet inférieur, puis ouvrir le robinet supérieur par l'orifice du-

(,') Une sou|iap(' chargée d'un poids serait pressée sur l’orilice en vertu do l'excès do |K)ids

MCr.

(*) Abstraction faite de la hauteur du liquide ({ui coule sur le point H.

HISÏOIHE DES fX)NTAINES PCUUQDES DE DIJON. — 111* P.4RTIE.

ijuul 011 rempliniit d'eau lu capacilé sus-mentionnée ; cela fait, on refermerait le robinet sujwrieur et l'on ouvrirait rinférieur; par ce moyen, et sans interrompre lu marche du la conduite, on aurait fait disparaître l'air accumulé dans le réservoir.

Celte discussion prouve une fois de jilus qu’il faut toujours disposer les conduites de manière à éviter un profil duquel résulte, pour le luouveincnl de l’eau, une marche si incertaine.

lin résumé, je crois avoir indiqué dans ce qui précède ;

r I.’inflnence exercée par l’air sur l'écoulement de l’eau dans les condniUcs;

2 ' Les conditions qui doivent se rencontrer dans le profil de ces conduites pour que tout écoulement puisse cesser;

fi" Les moyens à employer pour faire dégager l’air emprisonné darts les conduites à pressions plus grandes que ralmosphère;

4“ Ceux auxquels il est indispensable d’avoir recours dans les conduites à pressions plus petites que l’atmosphèa'.

QlATRtÙlli SECTION.

r.xri:BiE*CKa FAiTca avB ke bcsbae csEBOiTEa de i.e rauBSiTEBs b'eed

DE DIJDE.

J’arrive aux expc'riences faites à Dijon : insuffisantes, comme je l’ai dit, pour établir des formules que j'ai pu justifier plus tard, elles présentent cependant l'avantage de montrer ce que deviennent les résistances des parois après quelques années d'usage, et l’influence des variations d«* rayon et des changements tle direction dans un système de conduites : elles me paraissent donc présenter quelque intérêt pour lu pratique.

Ces expériences ont été faites au moyen de cinq groupes différents de conduites, qui fous partaient du réservoir de la porte Guillaume et arrivaient au bassin du jet d’eau de la porte Saint-Pierre. C’est dans ce bassin que les jaugeages s effectuaient; la hauteur du jet qui donnait la charge restant disponihle, addition faite de la diminution opérée sur cette hauteur par la résistance de 1 air, était mesurée aussi exactement que possible.

(’JlAPiTRE II..-EX1‘I;RIENCES sur I.KS CONDUITES.

ùîci posi^, voici roniment j'nviiis formo les groupes de eonduifes suuinis aux épreuves :

1" «ÎROUPE. Hues Guillaume, Chabot-Charny.

2' Groupe. Kues Guillaume, du Bourg, Saint-l’icrre, ChaboM’.liaruy,

Groupe. Kues Guillaume, Üoeleiir-Maret. ilu Keluge, Iterbisey, Gharrue, Saiiil-Pierre.

1' Groupe. Kues Guillaume, Verrerie, Saiut-Nieolas, Jehanuiu, Sautiiaise, Dubois, Builun, Legouz-Gerlaiid, Chabol-Charny.

5" Groupe. Dans ce groupe, les eaux arrivaient au bassin delà porte Saint- Pierre par deux systèmes de conduites à la foi.s, savoir :

1“ Rues Guillaume, Condé, f.habot-f.liarny ;

2" Rues Guillaume, du Bourg, Cbarrue, Saint-Pierre, (’.babot-T.harny.

Elles avaient une partie commune de G!<3“G0 j\ rainont, et se terminaient i l’aval par uile autn? partie commune de 131" 20.

Les eaux, en se séparant, parcouraient, avant de st; réunir de nouveau, savoir :

Dans le premier système de conduites :

1' Une longueur de 2G0”70{tuyau de 0“.3.5);

2" Une longueur de 138” (tuyau de 0" 19).

Dans le deuxième système de conduites :

1* Une longueur de 200” 70 (tuyau de 0“ir)2);

2° Une longueur de 102" 75 (tuyau de 0" 13.5).

On pourrait avoir Ixîsoin de eonnaitre comment se partagent les eaux à partir de la distance de 093" 00 ; je vais en donner le moyen.

Appelons 0 le volume qui arrive au bassin du jet d'eau;

0' le volume qui suit le premier système de conduites;

0' celui ([ui parcourt le deuxième système.

On aura pour la perte de charge duc au volume 0', eu a[>pelant è le coefücient de la résistance, dans l'équation ri = fcc’ ( coclTicient que nous pouvons, sans erreur .sensible, considérer comme constant dans les quatre tuyaux dont il s’agit), on aura, dis-je, pour la|M'rte de charge, dans le système des coudiiites de 0"35 et de 0" 19,

niSTOIHK DES FONTAINES PÜBUQUES DE DIJON — III* PARTIE.

fl dans lo sysl^nif dns cotuluiles de 0““ Ifiâ et 0“ 1 35,

\ n.081 0,ufi7r. /

Or, ces deux pertes de cliiirgo didveiit évidtüiiment tH#e égales, puisque des deux parts les eaux iloivent arriver à la même pression au point où elles se relrouveiil.

On aura doue

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