APPAREIL A FABRIQUER LES TUYAUX EN PLO.MB
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Le socle A est fixé par des boulons sur deux pouü-es. Sur sa partie supérieure est fixé le cylimire It. destiné à recevoir le plomb fondu. A sa partie inférieure est boulonné l'écrou K de la vis L, qui transmet au repoussoir II le mouvement qui lui est imprimé par les deux bras d'un manCEC.
Pour fabriquer les tuyaux, on fait descendre le repoussoir II dans le bas du cylindre B. comme il est représenté dans la ligure 1.
Le repoussoir II est surmonté d’un mandrin I, destiné à former le diamètre intérieur des tuyaux. Ce mandrin repose sur le repoussoir par une embase conique qui fait pression contre lieux rondelles en acier, fendues dans le sens de leur rayon, pour qu'elles adhèrent complètement contre le cylindre M et ne laissent pas passer le plomb.
On verse le plomb daiisle cylindre H, au moyen d’un entonnoir, /fj. Set 9, qui maintient le mandrin I exactement au centre du cylindre B, pour que la circonférence extérieure cl la circonférence intérieure du tuyau soient parfaitement concentriques, yuand le plomb est versii jusqu’au haut du cylindre II, on enlève l’entonnoir, on place au-dessus du cylindre C la pièce en fonte qui |>orte la filière M, dont 1e creux intérieur représente le diamètre extérieur du tuyau. On serre fortement la pièce C sur le eylindre B, au moyen des écromi qui pressent sur la traversin ou fonte U, faite en deux parties engagées l'une dans l'autre et fixées chacune dan.s un des tirants FF qui assemblent tout le système.
Ou imprime alors, au moyeu du manège, un mouvement do rotation à la vis L, qui, en mon-
C'îî.
tant dans l’écrou K, soulève le repoussoir H et foret! |tar suite le plomli à sortir par la filière M sous forme de luyan.
Le cylindre it est entouré d'un réchaud annulaire qui maintient le plomb à l'état de fusion.
L'écrou Iv est entouré d'im bac rempli d'eau froide, qui empéc'ho la vis dp s'érbaulTer par le fruUemeiil.
Quand les tuyaus sont de petit diamètre , ils sont guidés A leur sortie du cviiinlro B par la traverse E et s’enroulent sur un tambour placé direclmneiit au-dessus et qui tourne par l'ai-tion d’un contre-poids. Ce tambour varie de diamètre avec celui des tuyaux, fig. 5.
Lorsque les tuyaux sont trop gros pour [louvoir facilement s'enrouler sur le tamliour, on les saisit avec une pince au sortir du cylindre B, et le même contre-poids aide A les enlever A mesure qu'ils sortent du cylindre 11.
■ r,e cylindre B varie de diamètre intérieur suivant le diamètre des tuyaux à fabriquer.
Pour les tuyaux de -Al, .aO et KO mill. de diam. int., le diam. iiil. du cvlind. Il est de 0"' 120;
— de 30, 34 eUl — — ' — de 0 112;
— de 20 et 27 — — de 0 097 ;
— de 8, tô et 20 — — — do 0 074.
A chaque diamètre intérieur de tuyau correspond un maudriu I, et à chaque diamètre extérieur une filière M.
Arec chaque cylindre B on change aussi le repoussoir II. Pour que ce repoussoir ne suive pas le mouvement rotatif de la vis L, sur laquelle il repose, deux rainures sont creusées dans une partie de sa hauteur; dans chacune de ces rainures s'engage un coin en fer qui empêche le repoussoir de tourner.
Tnyiinx rn lélo p4 kllHiMr.
Je dois encore parler des tuyaux en liile et bitume, dont le système a ètè imagine par M. r.hameroyen mars 1837. Depuis cette époque, ils ont été cm-, ployés avec avantage à la conduite de rcau et du gaz, et divers certificats d'ingénieurs ont constaté leur bon usage. Leur prix de revient est notablement inférieur à celui des tuyaux en fonte, mais la différence diminue avec le diamètre employé.
Voici quelques reuscignements qui me sont transmis par M. Cliameroy sur la fabrication des tuyaux en tôle et bitume.
La fabrication de ces tuyaux nécessite un outillage sptH-ial dont la description suit ;
1° De fortes cisailles à t!hariol pour découper les tôles à des largeurs différentes, qui varient à cliaqiie extrémité et suivant les diamètres;
i* Des bassins pour décaper, laver et conserver les tôles. Pour décaper, ou emploie l’eau, eu y ajoutant 8 pour 100 d’acide sulfurique, on y plonge les tôles pendant (piatre ou cinq heures; après qu’elles sont décapées, on les nettoie avec de la poussière de grès, puis on les plonge dans un l>aiti dVaii de diaux pour les présener de l’oxydation;
3“ l'ti appareil pour le plondtage, formé d'iiiie chaudière en fonte montée sur
APPENDICE. — NOTE fi.
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un fourneau, servant h la fusion trun alliage <le .à parties de plomb, l dV>tain et 1/100 de partie de zinc, que l'on chaulfc i\ degnrs centigrades. Le bain en fusion est recouvert d une couche de quelques centimètres de poussn’îre de charbofi de bois ou de sel ammoniac. Avant d être plombées, les tôles sont lavées dans l'eau pure, puis plongées dans un bain composé de i parties d'eau et 1 partie de sel ammoniac; ensuite elles sont séchées, eleufm on les plonge dans le bdin de métal en fusion durant quelques sts'oiides; le plombage est alors terminé, on les relire du bain;
1° Une m<achine à cintrer, compos(''e de plusieurs cylindres mobiles, avec lesquels ou forme les gros diamètres en général ;
1.CS tuyaux de 0"‘ .1.â0 et au-dessus sont formés <le deux tôles ;
5” l'iie macliine A rouler, composikî de deux plates-formes et de calibres à rainures servant à cintrer les petits diamètres;
(i“ Un découpoir à perc<'r des trous parallèles pour former le joint longitudinal. Cm trous sont percés d'un dixième plus grand que le tlinmèlre des rivets; ils sont placés à 0* O.vO de <lislance;
T lligornes pour river les joints longitudinaux. Le diamètre des rivets est de ü"‘.0().'v pour tous les tuyaux jusqu'à 0" IL')!); au-dessus, ils ont 0" OÜfi.
Leur longueur est de 0“ 007 pour les tuyaux jiMpi'à 0" 081 de diamètre.
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8" Appareils à souder le joint longitudinal;
9“ Une machine A former les emboîtements, composile de deux eyliudivs porlant deux épaulemeiits qui donnent la forme de remboîlemeni;
10” Un tour à dresser les extrémités des tuyaux;
1 1* Un appannl à mouler et à foudre les vis au moyen des(|uelles doiveiil être assemblés les tuyau.x; c<‘t appareil est formé d’une série complète de uioiiles en fonte de fer pour tous les diamètres; de fourneaux avec chaudières pour fondre un alliage de 3 parties de plomb, l d’étain, 1/20 de partie de régule d'antimoine et 1/200 de partie de cuivre, chaulTé A 400 degrés centigrades.
Pour établir les vis inlérieures, il faut préparer préalablement les deux extrémités des tuyaux en les plongeant de quelques ceiilirnètres dans l'alliage eu fusion. On les place ensuite vcrtiealemeul sur des cônes, puis ou introduit Al intérieur un tampon recouvert de saille sur lequel ou place le moule <iui porte le lilet des vis; on remplit de métal en fusion l’intervalle q\ii existe entre le moule et la paroi des tuyaux: le pas de vis est alors formé; on sort le moule après l avoir laissi^ refroidir. T.a vis extérieure s’exécute de la même manière, seu-
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mSTl’OIRK l)K,S F()NTAINi:s PIîKMQrES UE DIJON
Icment 1p tiiynii placé verlicaleini nt dans le moule n‘çoit le sable pour ein- |)é(’lier l'alliage de péiu'drer à son intérieur. Les moules (|iii servent tl former les vis intérieures des gros diamètres sont d'une seule pièce. Les moules nécessaires pour éUiblir les vis extérieures sont formés de deux pitres, quel que soit le diamètre.
12* Une presse avec clefs, munie de mâchoires, ponr dévisser les moules qui forment les vis intérieures des tuyaux de petits diamètres;
13“ Un appareil à essayer les tuyaux A la pression de dix atmosphères;
H' Un banc avec support en fer et tringles munies de tampons pour plactu' une couche de goudron sur toute la surface extérieure des Diyuux, et y app|itpieren hélice un fil de trame, afin do faire adhérer b' biinme;