CHAPITRE I. — DISTRIBUTION INTÉRIEURE. RÉSERVOIRS
dotit le projet a «^lé dressÉ’ par .M. l'arehilecte Sapiot, qiie.plusieurs piiblicalions ont fait avaiitageiisomeiit connaître, est di^sigtif' lialiituellenient sous le nom de plale-forinc; c’est nn (ti'bris des ouvrages avana^s des fortilieations de Ilijon.Ce n'servoir pré.sente une Ibruie circulaire ; son diamèln' dans omvni, i\ la naissance des voûtes, est de 2S“ 10. LU puits en occupe le centre; son diamètre intérieur est de 2“,'j0. Le mur d’enceinte de ce puits, que IV-dicule surmonte, ofTn* l'épaiss<*nr de 2”. L’intervalle compris entre la paroi extcVieure de ce mur d'enceinte et la paroi intérieun; du réservoir est de 10“ SI), nu'surés aux naissances des voûtes. Cet intenalle est partag»! en deux parties que recouvrent deux voûtes annulaires, reposant sur un pied-droit dont l'épaisseur est de 0“K0 a l’origine de ces voûtes.
Les murs, parements intérieur et extérieur du puits, sont montés vertiealts ment. Le mur de refend (jui sépare les deux voûtes, et q\ii leur sert de pied-droit, prend à sa base la largeur de 1“20. Il présente donc un fruit de 0"2I); ce fruit
lecte, auteur de la plus grande partie des gravures du Voyage pittoresque en Bourgogne, est d'un style miitc d'architecture grecque, romaine, et renaissance très-omco.
Le soubassement, en pierre dure (il entroques gris) dc-s carrières de Eiiin et Brochon, porto .sur trois de ses faces des inscriptions relatives à l'établissement des fontaines, etc. Au-des.sus de la porte d'entrée faisant face à la ville, on lit en lettres du huitièiue siècle le millésime MI)CCCXA.\I.\.
Huit pilastres supportent un riche entablement surmonte de fleurons, et il chaque angle duquel est gravée en relief et en caractères gothiques une des huit lettres formant les mots LE nosom ; cette partie supérieure est en pierres blanches extraites des carrières souterraines d'.Asnières, près Dijon, d'où ont été tirés les matériaux des anciens édiliccs de ccito ville, notamment de l'église Notre-Dame, construite de IS.Iî à 1331, cl .si remarqualde par .sa légèreté. Un toit en fonte et en fer, à enroulements sur les arêtes, forme lu couronnement. Dans l'intérieur, un escalier en fonte, d'une grande légèreté, conduit aux espaces vides laissés entre les pilastres.
Une grille de fer, élevée sur le périmètre octogone d'un espace pavé en dalles, entoure co monument, [dacé dans le prolongement de l'axe de lame Guillaume, et que de l'intérieur de la ville on aperçoit è une distance de plus de 550 mètres , comme encadré par l'arc du triomphe de la porte Guillaume.
Sur la médaille commémorative de rétablissement des fontaines, on voit sortir du pied de l'édicule précité une nappe d'eau qui duscend en cascade sur tout le développement de la promenade do la porte Guillaume : — c'élait le projet primitif. Depuis mon départ, on a cru devoir substituer i ce projet, non encore exécuté, uno double vasi|uedc laquelle jailhl un volmue do b à 60U litres par minute.
mSTOmE DES FONT.VIN’ES PUBLIQUES DE DIJON. — II- P,\BTIE
a (5U' i^galümcnt mloplc'- pour li* parrinenl inlL-ricur du mur d'uncemtc du réservoir. Ce dernier préseiile à sa base l'épaissi'ur de 3 luèlres.
Des retrailes de 0™ 20 sont placées à partir delà hauteur de U"“J0 au-dessus du radier.
L'épaisseur des voûtes à la clef est de 0”-i0. Le mur de refend, sur lequel les ' deux voûtes annulaires viennent reposer, est percé de vingt-quatre ouvertures : elles ont pour but de mettre en communication les deux bassins annulaires, d'augmenter le vide disponible, et de donner plus de légèreté û la construction.
Ce mur de rel'eiul a la hauteur (hr 2“’ ÔO.
Li s ouvertures dont il vient d'ètre parlé sont terminées par une xuûto en plein cintre. Elles ont la largeur de l"0ô; et la hauteur de 2'"05.
La hauteur totale du niservoir est de 5 mètres, savoir:
Pieds-droits des voûtes 2" 50 1
. 1 . mètres.
Hayon de ces dernières 2"'oü)
Le mur du [Uiils est envelop|ié, sur les trois «juarts à peu près de sa circonfé'rencc, d'une rigole en pierres de taille présentant la largeur de 0” 00, et la profondeur de 0'”20, au-dessous du fond du réservoir. — A partir de l'arôte extérieure du bandeau de taille qui entoure cette rigole, une différence de niveau de0“03 a été ménagée entre lu ligne d'intersection de la paroi intérieure du mur d enceinte et du radier, et l'arête de ce bandeau.
C'est suivant 1 inclinaison déterminée par cette diO'érence de niveau, que le fond du réservoir a été dressé. Lorsque l'on vide le réservoir, les dernières lames d'eau se rendent dans cette rigole, puis pénètrent dans le puits, d où elles sont évacuées par des moyens iiue nous décrirons plus tard. lai partie, du puits que lu rigole n'envelopjie pas présente une saillie en ma(;onnerie sur laquelle refiosi- un escalier en pierre A double rampe, appuyé contre la paroi extérieure lie (T [mits centrai. Le palier contre lequel la double rampe vient s'appuyer est percé d un oriliciî de 0”2Ü de largeur sur O^'O de longueur, sur lequel est a.ssujetlie une grille en fer. Sous celte ouverture une sorte de niche de 1"05 de largeur, de ü“ 50 de profondeur, et d'une hauteur de f" t)25 a été pratiquée. C'est A travers l'ouverture et dans 1a niche précitées que tombent, verticalement sur une pierre de taille, les eaux qui doivent remplir le réservoir. Elles descendent sous une voûte qui part du palier dont il vient d'être, question, laquelle met en conimunicalion le pulls central avec le réservoir, au moyeu
CHAPIIUE 11. — DISIRIBI riON INTKRIErilE. RÉSERVOIRS,
d iin cscfllicr scrvaiil de proloiigeiiu-id à l'escalier à double rampe. Ou rencontre un nouveau palier contre la paroi intérieure du puits ; et, do ce palier, on s’élève par un swond escalier en pierre à deux rainjies à la porte de l'édicnle placé vis-ù-vis la porte Guillaume.
Trois orilices sont pratiqués dans le mur d'enceinle du résenoir; ils sont traversés, le premier et le deuxième, jiar le tuyau (jui donne à la fois les eaux à la ville et an réservoir; le troisième par le tuyau qui conduit au jardin botanique le trop-plein du réservoir. Le premier tuyau traverse le puits central; le sf'cond y présente son embouchure ; il vers«> si>s eaux dans un aqui-duc qui sétend jus- ([u’an jardin botanique; «’s tuyaux, de 0"3.ô de diamètre intérieur, sont disposés dans des rigoles en pierre <le taille de Il'"ti0 de largeur et de If" 20 de profondeur au-dessous du radier.
Dt'iix autres ouvertures sont pratiquées au bas du puits central ; la prtïinière a pour but de mettre en communication, lorsqu'il y a lieu, le puits et le réservoir; la seconde reçoit rembouchure du tuyau qui règle le nivi'aii des eaux du résenoir; l'arète supérieure de ce tuyau a été fixée à (r.âO en contre-bas de l'intrados des Todtes.
Le conduit en fonte qui alimente le réservoir et la ville a son embouchure sur le radier d'un puits vertical contigu an parement extérieur du résenoir; ce puits a le diamètre de 1" .ôO.
L'aqueduc souterrain placé à la suite du viaduc de la porte Guillaume est mis, presque, immédiatement après la chute verticale, en communication avec ce puits au moyen d'une vodte inclinée reimuvranl un escalier par lequel l'eau descend en cascade jus<pi'à ce que le puits soit reiiqdi. Cet escalier sert aussi à arriver aisément de l'aqueduc souterrain au fond du puits précité, de manière à pouvoir visiter l'état du grillage placé devant la chambre dans hupielle débouche le tuyau alimentaire.
Huit regards sont pratiqués dans la première voilte et quatre dans la seconde voûte du résenoir : le puits dont il vient d'ètre question est pareillement couronné par un regard.
Toutes les maçonneries du résenoir ont été faites en moellon brut, A l'exceplion des voûtes , du mur de refend intermédiaire et du parement intérieur du puits central, lesquels ont été exécutés en moellon smillé. Le fond du réservoir est recouvert par une maçonnerie d'épaisseur variable à raison de la mauvaise
Î34 HISTniRF. DES PoNTAtNES PI BLIQUES DE DIJON. — II* PARTIE.
qualité des terrains reneoutrés sur quelques points : l’épaisseur au minimum de ce radier est deir.îO. Elleeilt été partout suriisante, si l'on n’avait point rencontré (le terrain ra|)porté, que l'on a drt remplacer par de la ma(;onnerie. En quel<pies points, j'ai cejtendanl diminué notablement le cube de cette dernière au moyen d'une eoiielie de sable mélanf'é d'un sixif-me de ebaux hydraulique.
TouU's les parois du n'-servoir, du mur d’enreinte, ainsi que du radier, sont revêtues d un enduit en chaux hydrauliqiM.! de0“0i d épuis.seur elsurla hauteur verticale de 4"' 51).
La chape sur les voûtes est de 0“ 10 d'épaisseur.
Je« npparrllii rrar<*riur« daiM If fNtlCii rF«lr«l.
Le puits eentral du réservoir renferme tous les appareils nth-essaires é la distribution des eaux dans la ville. Il importe, avant de les décrire et d'expliquer leur jeu, de faire eonnaître les conditions que je m'étais imposées en les établissant. Je voulais qu'il fût jiossible :
l' I) interrompre toute communication entre les eaux de l acpieduc, d'uné part, et, d'autre part, entre le réservoir et la ville A la fois;
2° I) empêcher les eaux d'arriver dans le n'.servoir sans arrêter la distribution dans la ville, et résipoapiement. d'am'ler la distribution dans la ville sans porter obstacle nu rcunplissape du réservoir;
,T D'alimenter la ville seulement au moyen des eaux du réservoir, en s'opposant à l'inlroduction des eaux de laqueduc:
1” De desservir à la fois la ville au moyen du cours d eau de l aqueduc et de rapprovisionnenieiit du n'-servoir;
5” De maintenir, soit pendant quon viderait le réscîrvoir jMuir le réparer ou pour le nettoyer, soit pendant qu'on le. remplirait, la charge des fontaines et bornes-fontaines à un niveau constant, au niveau maximum (ju'il est donné aux eaux d’atteindre.
Voici comment j'ai satisfait à ces dilTérentes exigences, dont il est facile d ailleurs de comprendre.rutilité.
1” On a vu déjA ipie le tuyau alimentaire de la ville avait son embouchure au bas du puits placé entre raquedue et le réservoir : et que ce tuyau, après avoir traversé le réservoir et le puits central, perçait le mur d'enceinte du côté de la
aUPtTRF. Il — DISTRIBITTION INTÉRIECRK RESERVOIRS
ville au niveau du radier, et de là se dirigeait vers la porle Guillaume, sous laquelle il passait pour alimenter Dijon. Or, un premier robinet est placé contre la paroi intérieure du puits central la plus rapprochée de l aqueduc; lors donc que ce robinet est fermé, les eaux ne jwuvenl arriver ni à la ville ni nu réservoir. Klles s'élèvent dans le viaduc à la liauteiir des petits tiéversoirs recouverls par les deux pavillons exlréiues, IoiiiImuiI par les gargouilles ilans un fossé destiné à les recevoir, lequel les conduit dans un aqueduc (jiii Iraverse la route impériale n“ 5, d ou elles déversiuil dans un nouveau fossé (jui les amène à un conduit débouchant dans rOuche.
2" Après le robinet <lont il vient d'ètre parlé, et du milieu du puits central, s'élève un tuyau vertical de O":!') dediamèln*, lequel rtqujse sur une (uve en fonte qui fait partie du tuyau d alimentation de la ville. Tu second robinet est placé de 1 autre côté de cette cuve, contre la paroi intérieure du puits central la plus rapprochée de la ville. Le tuyau vertical s'élargit à sa partie supérieure, suivant un cylindre il un diamètre intérieur deO”SSlcl d'une hauteur de 0“7t>. A la base de ce dernier, percée île huit orilices de tr 12 de diamètre et qui peuvent être fermés au moyen de soupapes en cuivre, est ajusté un second cyliiidn; de même diamètre i|ue. le supérieur et d'une hauteur de ()"5I). La buse de ce cylindre est, de plus, convenablement adaptée au tuyau vertical qui lu traver.se. Enliii, sa paroi verticale du côté du palier, auquel aboutit l'escalier situé sous la voûte qui descend nu résenoir, s'ouvre pour se réunir à une bûche en fonte de trOtl de largeur et de tr.âO de hauteur; celte ImIcIic ou conduit vient reposer sur le (lalicr pn'cilé.
Maintenant, supposons ouverts les deux robinets placés au fond du puits: l'eau de raquedue se trouvera en communication avec la ville au moyen du tuyau qui traverse le. fond du puits ; de plus, elle montera dans le tube vertical à une hauteur déterminée par les frottements qu'elle aura à vainen; en uval pour assurer le débit constant. Kl si ce débit est tel qu'il permette aux eaux de monter jus(|ue dans le cylindre supiVieur, la partie de ces eaux, non consommée par la ville, redescendra dans la cuve inférieure à travers les orifices que je suppose ouverts ; de là il gagnera le réservoir par la bûche, cl sous la voûte inclinée, pour tomber eu cascade à travers la grille du [lalier sur lequel se réunissent les deux rampes de l'escalier qui descend jusqu au radier du rési-noir.
Celte description succincte montre combien il est facile de remplir la deuxième
23ti HISTOIRE DES FONTAIÎSE.S PÜBIJOTJES DE DIJON. — H' PARTIE.
(les rondilions que je m'étais imposées. En efTet, veut-on empéeher les eau* d'arriver dans le réservoir sans arrêter In distribution dans la ville; il suffira de fermer les soupapes de 1a euve supérieure, et les eaux utiles à la ville continueront d'y affilier, tandis que la partie surabondante refluera jusqu'aux déversoirs des petits pavillons du viaduc, sur lesquels elle déversera. Veut-on, au contraire, arrêter la distribution dans la ville sans faire obstacle au remplissage du réservoir ; alors on n aura qu'à fermer le robinet placé contre la paroi dn puits central la plus rapprochée de la ville et ouvrir les soupapes de la cuve supérieure. Il est inutile d'cx(diquer les avantages résultant de cette double combinaison qui permet, d’une part, de réparer et nettoyer le réservoir .sans nuire à la distribution dans la ville; et, d'autre part, de jaugt'r exactement, au moyen du réservoir, les eaux amems-s par raqneduc.
3” Voyons maintenant comment on s'y prendrait pour alimenter la ville au moyen du réservoir seul, en s’opposant à l’introduction des eaux de l'aqueduc, l n nouvel appareil a dû être ajouté pour arriver à ce but : il consiste en une soupape pincée au fond de la cuve, sur la([uelle est implanté le tuyau vertical qui s'élève au centre du puits. Otte soupape est fixée à une tige en fer forgé qui monte dans le tuyau vertical, traverse la bâche supérieun', cl là est maïueuvréc an moyeu d'un écrou repo.sani sur un coussinet en cuivre porté par des arc.sbontants en fer fixés sur la bâche elle-même; de plus, on se rappelle que le puits et le réservoir peuvent être mis en communication |iar un orifice percé au niveau du radier du ^(•st^rvoir; cet orifice est fermé* par une vanne que l'on manu'uvre dans le puits au moyen d'une tige taraudée dont lu vis est placée au-alessus du niveau que les eaux peuvent atteindre. Si maintenant on ferme la prmnière vanne dn tuyau alimentaire, si l'on ouvre la précédente et qu'on lève en même temps la soupape du tube vertical, toutes les eaux de l'nqueduc s’écouleront [lar les déversoirs du viaduc; et celles du réservoir pénétrant dans le puits, et de ce dernier dans le tuyau d’alimentation par la soupape ouverte, alimenteront seules lu ville.
Otte disposition était nécessaire : j’avais lieu de craindre (|u'après des pluies d’orage, ou de grandes fontes de neige, les eaux de la source n'arrivassent à Dijon légèrement troublées. Il fallait donc, avant de les envoyer dans la ville, leur laisser le temps de n*prendre leur transparence habituelle; et ce temps leur est donné par l'alimentation momentanée de In ville au moyen du réser-
CHAPtTRE II — DISTRIBCTION INTKRIEORE RESERVOIRS.
voir seul. Ce cas s'psl présenti^ trois ou quatre fois depuis letablissonieut des fontaines ; les eaux , chaque fois , ne sont restées troubléiis que pendant douze heures. Je crois avoir découvert 1a cause <[ui altérait iniunentanément la pureté des eaux de 1a source; avant rabaissement de son niveau, une partie des eaux qui alimentaient son bassin sortait d une fente de rocher, vis-àvis laquelle j'avais cni devoir laisser un orifice ouvert dans la voilte. Cette fente ne produisit plus rien après le dragage du bassin; toutefois, et par prudence, je ne fermai pas l ouvertiirc. Il est permis de supposer ipie, pendant quelques pluies d’orage, cette fente, qui communique sans doute avec, la surface du terrain aux abords du bassin de la source, |)eut recevoir des eaux sauvages chargées de limon; et c’est au contact de celles-ci que les sources de la fontaine du Rosoir perdent accidentellement, et par une causi' étrangère, une partie de leur transparence et de leur limpidité.
J ai fait récemment fermer l’orifice précité; du reste, la disposition précédente est encore utile lorsque l'on visite l'aqucdue, ou qu'on le répare ; alors il faut alimenter la ville au moyen du ré'servoir, et cette alimentation se fait par le moyen que je viens de décrire. On comprend seulement que, ilans ce cas, il est inutile de fermer la pnmiière vanne.
i" Lorsque l'on veut desserv ir la ville A la fois au moyen du réservoir et du cours d eau de l'aqueduc, il suffit de laisser la première vanne ouverte; de mettre le puits en communication avec le ré'servoir; enfin, d'ouvrir la soupajm du tuyau vertical. On livre alors aux tuyaux répartiteurs toutes les ressources de l'alimentation dont on dispose. On est forcé de recourir à ce moyen toutes les fois que, dans les grandes chaleurs, on veut faire marcher à la fois la totalité des bornes de 1a ville. Ces bornes, en effet, débitent en ce moment un volume d'eau qui n’est point inférieur à 8,000 litres par minute; la source du Rosoir ne produisant, à son plus bas étiage, (|ue 4,IK)0 litres environ, l’excédant doit être puisé dans le réservoir.
•5" En se appelant le jeu des appareils que je viens de décrire, on voit que la cinquième condition est également remplie; ainsi, l'eau n’arrivant jamais au résenoir que par le sommet du tuyau vertical placé au milieu du puits central, c'est le niveau de ce sommet qui règle constamment la charge des fontaines et des bornes-fontaines de la ville.
Le niveau de l'eau dans ce tuyau est le tube piézométrique, régidalcur de
tous les écoulements de la ville; tant que son niveau sera constant, les fontaines surgiront à lu même hauteur et avec lu même abondance, et son niveau nu varie dans les circonstances ordinaires, que dans le cas où le réservoir seul alimente Dijon, ou dans c<*lui où les ressources du réservoir et de l'aqueduc sont réunies.
Si au lieu de remplir ainsi le ré.servoir par déversement, et seulement avec l'excès du débit de la source sur le volume qui se dépense A Dijon, on eiM, d'une part, rais le réservoir en cominunicaliou avec l'aqueduc, et. de Vautre, avec la ville par d(‘uv tuyaux séparés, les écoulements des fontaines auraient toujours été subordonnés A l'état du réservoir. .Ainsi, lorsqu il vient d'être vidé dans les grandes chaleurs, et qu'il faut neuf heures et demie jmur le remplir, l'écoulement des fontaines aurait été profondéinent altéré pendant cet intervalle; taudis que par le procédé auquel j'ai cru devoir recourir, les écoulements ordinaires ne subissent aucune variation A Dijon pendant ws longs intervalles répétés touij les jours de chaleur.
§>«ulpniriil du lr«|»*plciik Ft vlduace du rédcrtulr.
Je dois expliquer sommairement le procéilé employé pour rejeter le tropplein du réservoir.
Un tube vertical de 0“35de diamètre est placé dans le bassin annulaire le plus rapproché du puits: l'orifice de ce tube, qui pn^ente A la partie supérieure un élargissement qui porte son diamètre A 0" 108, est arasé à 0”.‘)0 en contrebas de l'intrados des voûtes. Vhi coude, placé A sa partie inférieure,. permet de le retourner d'é(|ucrre et de le faire déboucher dans le puits central. L'eau excédante du réservoir descend dans ce tuyau vertical, afflue dans le puits central, et lA, rencontre un tuyau qui l'amène, comme je l'ai déjA dit, A un aqueduc dont l'embouchure est dirigée vers le jardin botanique. Ce tuyau est garni d'une vanne se maïueuvrant coinine celle qui met le réservoir en communication avec le puits.
On comprend que lorsque l'on veut alimenter la ville, soit avec l eau du réservoir, soit en combinant les ressources du réservoir et de 1 aqueduc, cette vanne doit être fermée, .lu contraire, il suffit, pour vider le réservoir, d'ouvrir A la fois cette dernière vanne, ainsi que celle (pii vient d'être rappelée.
L’aqueduc qui cainduit au jardin botanique les eaux excédantes du réservoir