‹ Les Fontaines PubliquesChapitre 76 sur 211 · CHAPITRE II. — DISTRIBimON INTÉRIEURE. ROBINETS. Uà · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. — DISTRIBimON INTÉRIEURE. ROBINETS. Uà

delà mise en charge de cette ramidcation secondaire, l'eau s'élève graduellement et refoule tout l'air qui s’échappe par l'extrémité où l'on a dû ménager une issue quelconque; mais, dans le second cas, une partie de l'air du branchement tendrait luwssairement à remonter dans la conduite alimentaire, et y causerait des perlurhations qu’il faut soigneusement éviter. .\ cette lia, on place à quelque distance de la tubulure, et .sur la partie supérieure du branchement, un petit robinet qu’on lais.se ouvert pendant la tnisi* en charge, et c’est pur cet orifice que l’air, n?montant du branchement, s'échappe, au lieu d'aller s’engager dans la conduite alimentaire. Ün peut se dispenser de la jiose de ces robinets à air, lorsqu’une borne-fontaine communique avec l origine du branchement, ou lorsque ce dernier a une faible longueur et un petit diamètre. Ici l'expérience est facile à consulter, et rien n est plus aisé que de poser ces petits robinets quand leur utilité est démontri>e par les faits.

4* RoMi»n« à «ir-

Les robinets à air dont il vient d'étre parlé sont de véritables ventouses; seulement ils ne fonctionnent que pendant la mi.se en charge de. lu conduite sur laquelle ils sont fixés. .Mais il importe, lors(jue les conduites pn'-sentent des points hauts, de placer sur ces points des ap[»areils pour faciliter non-seule^ ment le dégagement de l’air renfermé dans les tuyaux, à l’époque de leur mise en charge, mais encore celui de l'air (jue les eaux tiennent en suspension, et qui, pendant le mouvement de ces dernières, vient se loger dans ces points hauts. Tel est le but des tuyaux d évent ou des ventouses à flotteur, dont je donnerai la description dans la troisième partie de cet ouvrage.

Lorsque plusieurs tuyaux se rencontrent, leur raccordement s’opère avec une grande facilité, au moyeu de cylindres en fonte terminés par des bases horixontales, et sur le pourtour vertical desquels existent autant de tubulures que de tuyaux k raccorder. Ces cylindres ont pris le, nom de cuves de distribution; c’est avec raison que M. l'ingénieur en chef des mines d’Aubuisson en a recommandé l’usage. J'ai toujours adapté à leur base inférieure un robinet de décharge, et le plus souvent les tuyaux qui viennent s’ajuster à ces cuves en son^

2.-i8 HISTOIRE DES FONTAINES PÜBUQUES DF. DIJON. — II* PARTIE.

séparas par des robinets d'amH qui permetlenl d isoler ou de mettre en communication partie ou totalité de.s conduites dont ce cylindre forme le nœud.

[| est inutile de faire remarquer que les robinets d'arrêt, de décharge, et les extrémités de tuyaux garnies de plaques pleine.s, les ventouses temporaires ou permanentes el les cuves de distribution, doivent toujours être placés dans des regards pour qu'il soit facile de les visiter et de les faire manœuvrer au besoin. Ces regards doivent, en outre, lorsqu'ils renferment des robinets de décharge, et qu’ils ne comrauniqtient pas avec un aqueduc de dégorgement, recouvrir un puits absorbant par lequel disparaissent les eaux de vidange.

Maintenant, je puis revenir à la description de la distribution intérieure.

Je commencerai par l'arlêre principabc *■

TROIStÉER SrXTIO’t.

ntinCIPALB.

L’artère principale a son origine au réservoir de la porte Guillaume. On a vu comment elle était mise en communication, soit avec les eaux de l’aqueduc, soit avec celles du réservoir, .soit eufin avec celles de faqueduc el du réservoir réunies.

La première partie de cette artère se développe sous la rue Guillaume (*), sous la place d’Armes et sous la rue Rameau (*), et conserve le même diamètre jusqu'à un point situé près de la sallede spectacle et vis-à-visla rue Lamonnoye(’). Sa longueur, comptéedu centre du résen’oir à la rue Lamonnoye,est dc9t)7“05; son diamètre, de 0“ 35.

Vis-à-vis la rue Dauphine, à la distance de 601“ü5 du centre du réservoir, on a placé un robinet-vanne sur cette conduite, et de plus, comme le point bas de la conduite se trouve en ce lieu, on a ajusté un robinet <le décharge à

{') Le nom do Guillaume a été donné A cette voie afin de perpétuer le souvenir du célébra abbé réformateur de Saint-Bénigne, qui vendit les vases d'or et d'argent du monastère pour nourrir les pauvres de la villo, lors d'une grande famine.

(•-') Des noms du grand compositeur, et du spirituel auteur des A’oëfi bourguignont. tous deux nés à Dijon.

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