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Indt' pendiininu'iil des voies d'»Voulemciil iiuliqiiàîs dans le tableau synoptique précédent, le répartiteur n" S fournit l'eau nécessaire A la castïrne des Capucins ; en second lieu, c'est de la tubulure en arc de cercle plact^e à son origine que l'on tire le volume d'eau destinée au lavage du principal égout de Dijon, lequel traverse la ville du nord au sud dans toute son éteiulue. Cette eau tombe de l'orifice de la tubulure dans laqucduc de la rue Verrerie, tourne dans celui du Charnp-dc-Mars, puis, arrivée A son extrémité, pénétre dans un conduit créé dans l'intérét d'une brassiTie établie rue Saiiit->'icolas et le suit jusqu'A 1 égout précité, après avoir parcouru soulerrainemenl une partie de la rue de la Préfecture et la rue Neuve-Su/on.
Mais pour bien faire comprendre l'utilité de cette prise d’eau, je dirai quelques mots de l'égout qu'elle <loit assainir.
CHAPITKE II. — DISTRIBtmON lOTÉRIEÜRE. RÉP.URTITF.URS. 291
Les murs de la ville de Dijon sont baigni^s pendant une partie de l’année, ainsi qu’on l'a déjà vu, par un cours d'eau torrentiel appelé .Snzon; .son lit est complètement desséché pendant l été, tandis que lors des crues son débit peut aller jusqu'à 30 mètres cubes par seconde. Si l’on jette les yeux sur le plan géaéral (PI. 1), on verra ipi’à .son arrivée près du pont des Capucins il se divise en deux parties : l’une qui s'éloigne de l'enceinte delà ville et va se jeter dans l'Ouche, à l'aval du village de Longvic, situé à i kilomètres de Dijon, l’autre qui poursuit son trajet jusqu’à la tour La Tréraouillc. Là, une seconde division des eaux s’opère eiicori! : une partie passe sur un déversoir placé sur la rive gauche, coule dans les fos.sés de la ville et se pt'rd <lans l Ouche, à 50 mètres du pont de l’IIôpilal. L’nc autre partie pénètre dans la ville par des arceaux sur lesquels repose la tour La Trémouille. Je dois ajouter qu’un vannage placé en tête de cette tour donne la faculté de s’opposer à l’introduction des eaux.
De la tour La Trémouille jusqu’à leur entrée dans l'Ouche, les eaux de Suzon parcourent un ancien égout voûté sur la presque totalité de sa longueur. Autrefois c'était le seul moyen d’assainissement auquel on avait recours pour la désinfection de cet égout, transformé depuis des siècles en un cloaque immonde; moyen tout à fait insuffisant, car h's voûtes étaient presque toutes remplies de matières infectes, et le filet d'eau qui .s’introduisait avec peine dans le canal ne pouvait entraîner tous les dépôts qui l’obstruaient. La santé publique exigeait que l’on fit disparaître cette cause d’insalubrité qui inspirait de si justes alarmes à une partie delà population dijonnaise; l’administration municipale décida donc :
1° Que les riverains supprimeraient toutes les fos.scs d’aisances placé'cs sur cet égout, au curage duquel il devait être en même temps procédé aux frais de la ville ;
2“ Qu'il serait voûté dans toute sa longueur;
3" Qu’un radier général serait construit entre les pieds-droits des voûtes , et qu’une rigole revêtue de dalles et présentant la largeur de 1 mètre et la profondeur uniforme de 0"40 serait construite en contrebas de ce radier, dont la largeur devait varier entre 2 et 5 mètres, suivant les dimensions tout à fait irrégulières des voûtes sous lesquelles il est établi.
L’utilité de cet te rigole est incontestable : indépuduiunient, en efTel.du passage
SOS FIISTOniE DES FONTAINES PÜ1M.IQUES DE DIJON. — II" PARTIE.
(juc cet (^gout livrait aux eaux de Suzon, il recevait encore les eaux ménagères et pluviales d'une grande partie de la ville, et, comme on l'a [déjà remarqué, les lavures d'une brasserie pincée dans la rue Saint-Nicolas. Il fallait donc réunir toutes ces eaux dans une rigole étroite, à pentes régulières, revêtue de parements sans aspérités, afin que les dépôts insalubres ou fétides < quelles pouvaient faire naître fussent facilement entraînés par le volume d'eau dont les fontaines publiques pc'rmettentde disposer. Cette rigole, dans laquelle toutes les eaux se réunis.sent, donne en outre la faculté de parcourir à pied sec tout le cours du grand égout.
En hiver, rassainis,sement pourra s'oitérer au moyen de Suzon ; mais en été, lorsque ce torrent n'arrive plus jusqu’à Dijon, il faudra de toute nécessité recourir à la source du Kosoir, et la prise d'eau dont je parlais tout à l'heure a étéexécutée dans ce but. Elle consiste, comme on l'a vu, dans un tuyau deO” 162 de diamètre fermé par un robimU-vanne de même calibre (PI. 18). Lorsque ce robint't est ouvert, les eaux s’échappent avec abondance et se jettent dans l'aquedne qui traverse le palais <les Etals pour suivre le cours prt'wdemmenl décrit. Ix fwiint où elles arrivent à l’égout de Suzon étant très-rapproché de la tour La Trémouillc, la totalité de la rigole de 0” 41) de profondeur sur 1 mètre de largeur sera parcourue par les eaux qui s'échappent de la tubulure du répartiteur n" 8. Enfin j'ajouterai que, parmi les usages publics auxquels le répartiteur n” 8 doit être consam>, on a dû encore placer en ligne de compte une fontaine jaillissante à établir sur la place Saint-Nicolas et sur celle dcsDucs-de- Dourgogne.
Voici la proposition formulée par M. Victor Dumay, ancien maire do Dijon, au sujet de la fontaine à cn*er sur la place des Ducs-de-Bourgogne. Sa réalisation doit être souhaitée par tous les enfants de la vieille Bourgogne, si riche en glorieux souvenirs.
» J'émets le venu, dit M. Dumay, que sur la place à laquelle un arrêté munici|)al du 27 décembre 1813, approuvé par ordonnance du roi, le 26 février suivant, a donné le nom de place des Ducs-dc-Bounjogne, on élève bientôt une fontaine monumentale à la mémoia*des princes qui, ]H‘ndanl plus d’un siècle { de 1363 à 1477), ont gouverné avec sagesse et éclat notre pays.
« On la décorerait des statues :
«De ce Philippe, qui avait gagné à la funeste bataille de Poitiers le surnom de