ENVOI
Lecteur, quel que soit ton arrêt Sur ma verve ou ma poétique, Ne t'en fais pas un doux secret, Je ris gaiement de la critique.
Pâle d'une pâleur immuable et sereine,
Et le busle à demi découvert, une enfant,
Une blonde aux traits purs gît sur le marbre blanc
Où ses cheveux bouclés tombent comme une traîne.
Près d'elle un homme assis, la main sur le menton, Regarde fixement quelque part, dans le vide. Un crâne symbolique à l'air louche et stupide Grimace, environné d'outils et de fUicons.
Sur la morte s'épand un bleu rayon lunaire Venant d'une fenêtre invisible. Les murs Vaguement dessinés avec leurs coins obscurs, Recèlent, oii dirait, les apprêts d'un mystère.
L'homme armé du scalpel, pour d'autres, tentera D'arracher à la mort ile secret de la vie ; Lnitant la nature où naît et renaîtra Un monde t()ujour> neuf sur des forces taries.
LA nOUETTE
Aux coups de feu la mouette N'a pas changé de chemin.
Et sa brune silhouette Sur le ciel rose et carmin Se découpe nette.
Par le seul ai)pui du vent Maje.-tueuse elle plane, l'uis doucement, doucemen.t.
Dans la brume diaphane S'incline en a\;nit ;
Et glisse de telle sorte Qu'elle va choir où J'on voit L'horizon fermer sa porte.
Elle baisse, baisse et choit.
La mouette est morte.