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LE BLE DESPOTIQUE

Sur rinimciisité noire une lumière brille

Et se dirig-e à la rencontre du steamer

Qui stoppe avec des br^li'ts de vapeur et de fer.

Dans la nuit un sifflet perce conim.i une vrille.

Attente. Dans un mât s'éteint le signal vert. La lumière approchant décèle une coqui'lle, Une barqu'e dansante et qui montre sa quille ; EJ-le s'en vient chercher <lu froment pour l'hiver.

La mer fuyante claciuc ainsi qu'un pas de charge. Les marins du lia-meau saisiissent leur butin, Larguent l'amarre, puis vont jeter l'ancre au large.

Ils y demeureront jusqu'au flux du matin. Le steamer a repris sa vie amI)U/Iatoire. Une lumière meurt sur l'immensité noire-

A l'ancre, lourdement, une barque ballotte Rythmique dans son heurt contre les flots. Le poids De l'océan troublé sonne comme une voix Qui du fond de la nuit insondable sanglote.

Les trois marins autour du fanal qui tremblote, Effleurés par le gouffre évocateur d'effroi, Se laissent pénétrer du néant de leur moi ; lit, de plus en phvs morne, un long silence flotte.

I,ES l'OKCIÎS

L'heure du flux^rctardc il semble, méchainnieiu Et les llo^lnle^. que le froid gagne iLices.saninient, Portent vers leur foyer leur pensée engourdie.

D'un oeil fixe où la liaiue est près d'étinceler, ils regardent le.-- >acs mais n'osent pas parler, Sentant qu'il faut souffrir pour son droit à la vie.

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