‹ Les forces éternellesChapitre 127 sur 223 · SAGESSE · texte numérisé non relu

SAGESSE

Ne sois jamais heureux, de peur qu'il t'en souvienne, De tous les maux humains le bonheur est le pis : Ce grand magicien, sur ton cœur assoupi, Un jour retirera son âme de la tienne.

Crains-le, il a touché ta vie et ta raison, Il est seul créateur dans un monde illusoire, Le mirage des jours est son exhalaison. Il te quitte : l'azur, l'allégresse, la gloire

Perdent leur véridique et palpable saveur, Tout devient incertain, toute évidence cesse. L'air est asphyxiant, la mer est sans fraicheur, Le soleil est lui-même une île de tristesse !

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