FERME TES NOBLES YEUX
Ferme tes nobles yeux avant que l'âge ait mis Sur leurs feux verdoyants sa méprisable usure, Fier être à qui tout fut dévolu ou promis, Et qui pris en pitié les destins endormis, Va-t'en d'un ferme cœur et d'une marche sûre. Se pourrait-il qu'on vît, si tu vivais trop tard. Au fond de ta prunelle orgueilleuse et sensible, 0 toi, dont le bel œil prit le soleil pour cible, La triste ingénuité qui luit dans le regard Des vieilles gens doux et risibles?
— 0 beaux yeux turbulents, possesseurs conscients Du vertige sacré que le regard propage, Vous dont l'un était ivre et dont l'autre était sage, L'un tout impétueux, l'autre tout patient,