‹ Les forces éternellesChapitre 136 sur 223 · IL PLEUT. LE CIEL EST NOIR · texte numérisé non relu

IL PLEUT. LE CIEL EST NOIR

Tu viens pétiller goutte à goutte Sur le cœur qui, comme les fleurs, Te reçoit, t'absorbe et t'écoute.

Et je respire sans effroi Un languide et terreux arôme :

Odeur du sol, le dernier baume Autour des corps muets et froids !

— Parfum large et lent que je hume, Calmes effluves dilatés,

Confort divin des nuits d'été.

Se peut-il que je m'accoutume A cette noire éternité Où tout humain vient se défaire ?

— 0 monde que j'ai tant aimé.

Un jour mes yeux seront fermés, Mon cœur chantant devra se taire.

Le souffle un jour me manquera.

En vain j'agiterai les bras !

Je songe, ardente et solitaire.

Au dernier objet sur la terre Que mon regard rencontrera...

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