‹ Les forces éternellesChapitre 152 sur 223 · AINSI, LORSQUE J KTAIS UNE ENFANT · texte numérisé non relu

AINSI, LORSQUE J KTAIS UNE ENFANT

Tu dépensais déjà tes lascives caresses,

Homme voluptueux, sur de vaines maîtresses,

Qui, ne comprenant rien à ton esprit hautain,

S'étonnaient que tes yeux clierchassent au lointain

La passion unie à de nobles décences î

Et moi, je m'en venais, du fond de mon enfance,

Vers toi ; j'enrichissais mon cœur, fait pour t'échoir.

Des secrets dévoilés que nous livre le soir,

Quand la molle atmosphère, où les parfums s'enlisent,

A l'ample gravité rêveuse des églises.

— Et je songe aujourd'hui, avec un doux effroi.

Que ce jardin plus clair que de fraîches faïences.

Cette pudique odeur de la nuit dans les bois.

Cette ivre charité, cette sainte innocence,

Ces poétiques dons du sort tendre et courtois,

Homme passionné, me conduisaient vers toi !

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