‹ Les forces éternellesChapitre 161 sur 223 · TRANQUILLITE · texte numérisé non relu

TRANQUILLITE

Après le jour luisant d'entrain

Voici la nuit, dévote et fine,

Il semble que le ciel s'incline

Par le poids des astres* sereins.

Le souffle saccadé d'un train

Transmet à la calme colline

Sa palpitation d'airain.

Dans l'ombre, les bruits qui scintillent,

— Bruits de pas, de voix, de volets, — Semblent polis comme des billes, Comme les grains d'un chapelet.

— 0 Nuit, compatissant mystère !

Se peut-il, quand l'air est si doux Et semble penser avec nous.

Qu'il y ait des morts dans la terre !

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