‹ Les forces éternellesChapitre 163 sur 223 · TRISTESSE DE L'AMOUR · texte numérisé non relu

TRISTESSE DE L'AMOUR

Les femmes, mon amour, craignent la rêverie. Tu ne peux pas savoir de quel poids la langueur Les accable. Le soir, quand la calme prairie Émet des parfums frais comme un sorbet d'odeur,

Quand le vent noir circule, invisible danseuse, Et semble vouloir plaire aux astres attentifs, Quand, au bas du coteau, un train prompt etfurtif Lance comme un torrent sa force aventureuse,

Quand sur la ville calme, et que l'ombre abolit, Tout à coup le suave et copieux silence Noblement se construit, navigue et se balance, Aérien vaisseau sur l'éther amolli,

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