‹ Les forces éternellesChapitre 184 sur 223 · LE CHANT DE PRAXU · texte numérisé non relu

LE CHANT DE PRAXU

Je t'aime. J'ai trouvé le repos sur ton cœur; Je t'aime et je te crois. Je n'étais pas heureuse, J'interrogeais en vain la nue immense et creuse ; Tu me suffis. Je suis ton épouse et ta sœur.

Je t'ai longtemps cherché. Les astres magnétiques, Le chant des flûtes, l'air, le bruit mouillé des flots, Promettaient à mon cœur, soulevé de sanglots, Ton ardeur, à la fois tutélaire et panique !

D'où viens-je? L'univers n'a jamais délié

Le nœud qui me retient unie au paysage.

Je suis moi-même azur, astre, torrent, feuillage,

Mais cette parenté j'ai voulu l'oublier.

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