‹ Les forces éternellesChapitre 204 sur 223 · C'ETAIT LA SOLITUDE · texte numérisé non relu

C'ETAIT LA SOLITUDE

C'était la solitude et sa féconde ivresse ;

Le vent des ciels du soir, plein d'une ample vigueur,

De la nue à la terre élançait ses caresses :

Je recevais avec une avide allégresse

Cet univers dissous qui pénétrait mon cœur !

Et l'espace, et l'espoir, et l'éternité même Devenaient familiers à mon docile esprit ; Les astres décelaient d'ineffables problèmes A cette âme attentive où rien n'est circonscrit.

— Alors, me surprenant, — o toi qui seul existes, —

Amour, iniquité sublime, tu survins,

0 chasseur turbulent, voleur jaloux et triste,

Fier de ton indigence et du désir divin.

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