‹ Les forces éternellesChapitre 212 sur 223 · NOUS AVONS ATTENDU · texte numérisé non relu

NOUS AVONS ATTENDU

Nous avons attendu longtemps ce jour paisible, Enflammé, trop heureux, où, seuls et clandestins, Sans avoir à parler, tant l'esprit est visible. Nous sentions se mêler nos chaleureux destins. — Mais, cessant de nous taire et cherchant à comprend!' L'ineffable plaisir d'un sort brûlant et tendre, Nous fûmes submergés d'un étrange malheur. Pourtant, parfois la joie et la source du rire Comme au flanc d'un coteau court autour de mon cœur Hélas ! la passion cherche-t-elle à se nuire, Ne s'agit-il donc pas de goûter le bonheur Ensemble, mais de le détruire?

vous ETIEZ REVEUR...

Vous étiez rêveur et tranquille,

Votre cœur ne désirait rien

Que le mol charme aérien

Des jours qui sont comme des îles..

Moi j'étais encore une enfant Mais violente, sérieuse, Et j'ai mis mon bras triomphant Et mon âme contagieuse Contre vous. — Ah ! s'il se défend, Votre esprit solitaire et triste.

Que pourrait-il puisque j'existe, Et qu'à vos songes j'ai mêlé Mes jardins, mon ciel étoile, Le miel de l'air, le sel de l'onde.

Le chant mystérieux des mondes Emplissant l'immense horizon, Et mon délire, et ma raison...

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