L AMOUR NE LAISSE PAS
Sans me sentir soumise à vos sublimes ordres ; Avais-je décidé que j'étais libre enfin De détourner la joue où vous souhaitiez mordre, Et de n'assouvir plus votre soif, votre faim?
— Et cependant, Amour, dieu trompeur, dieu fidèle, Du distrait univers vous le seul protégé, C'est ma gloire, que nul ne pourra déranger. D'avoir su déchiffrer tout ce qui vous révèle, D'avoir fixé mes yeux sur vos mains éternelles, Et de n'avoir écrit que pour vous prolonger...