‹ Les forces éternellesChapitre 38 sur 223 · LE CRI DES HIRONDELLES · texte numérisé non relu

LE CRI DES HIRONDELLES

Hirondelles mélancoliques, Qui sillonnez l'azur où luit La pure étoile spasmodique, Muet balbutiement des nuits,

Pourquoi vos longs vols en détresse

Percent-ils le cœur, harcelé

Du besoin d'être consolé

De la beauté, de la tendresse,

Consolé même de l'amour.

De sa paix distraite ou pensive, Quand l'amour n'a pas chaque jour Ses saintes fureurs excessives?

— Que sais-je de plus fou que vous.

Oiseaux dont les cris tourbillonnent?

Peut-être la nuée où tonne Le romanesque orage d'août,

Peut-être, dans les soirs trop tendres, Le flot d'odeurs glissant des bois, Peut-être le trouble d'attendre.

Secrètement, l'on ne sait quoi...

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