UN CORBILLARD PASSE
Voici la mort dans son faste lourd.
Un corps de Plus qu'il faut engloutir !
Et la coutume, avant d’en finir,
Veut qu’on le traine insensible et sourd,
Vers l'ouragan des notes funèbres
D'un orgue aveugle et fou de ténèbres.
RSS ER Se ces nues soil:
—————— me,
L'orgue gémit sous le noir velours, On entend des pleurs et des soupirs.
L'enfant de choeur s'amuse à ternir, Par trop d’'encens, le trop faible jour.
Sinistrement grincent les deux câbles
Pour déchainer un glas formidable.
Les sons du glas deviennent plus sourds.
La pioche creuse un sombre avenir Où le corps vaniteux va pourrir,
Malgré sa boite aux ornements lourds.
SAR R SUN ESS PUS SSL “oo éoss.se
PHARE ENESSESS
On n’entend plus qu'un bruit sec de pelle:
Un peu de boue à d'autre se mêle.
TABLEAUX
SONNETS IMPRESSIO:NISTES
Quelle âme revêtir dans cette forêt vierge
Qui va, grimpant les monfs, au ciel donner assaut
Où la terre a gardé l'empreinte d'un sursaut Par quoi, depuis des temps fabweux
» elle émerge.
Arrière fatuité, loin de moi rire sot
Que j'on Promène au bal, dans la rue ou l'auberge. Comme si j'explorais quelque nouvelle berge,
J'aurai l'âme qui sied en face d'un berceau.
Ce bois évocateur de l'humaine origine,
Où Ja hache, plus tard, Sonnera la ruine,
Ecrira ma devise : Espérance et regret.
Si ma chais tremble et crie en la montée abrupte,
J'accuserai ma chair plutôt que la forêt ;
Je serai désormais plus fort aux jours de lutte.
TABLEAUX
J'avançe, la nuit vient; tout le rouge et le vert,
La gamme chromatique où de jaune domine,
Se sont changés en noir depuis que
je chemine, Et la brise s'exerce aux rafales d'hiver.
Quel trou miraculeux pour bâtir un enfer !
Il a, plein de Vapeur, déjà l'air d'une usine,
Et Satan Cueillerait alentour sa résine.
NH me semble qu'ici des hommes ont souffert.
J'ai frisson. Est-ce un arbre ou quelque bête fauve : Qui se profile sur la côte demi chauve ?
ou
J'irai; mieux vaut risquer que retourner là-bas.
Je sens ce geste plus frondeur que réméraire. C'est se dire, escomptant son bonheur ordinaire :
Peut-être je mourrai, mais je ne le crois pas.
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