ETOILES FILANTES
—“ Ramez ”, dit-elle, alors.
Dans la nuit chaude et lente Il passait quelquefois une étoile filante.
L'homme jouait, pensif, avec ses avirons.
À ce mot qui disait clairement : “ Nous irons Seuls, avec un passé sentimental et terne, Dans l'ombre qu'un esprit libertaire gcuverne; ‘” Tous ses espoirs déçus, tous ses rêves en deuil Fumèrent un encens de revanche et d'orgueil.
Et nous sommes si bien une armoire de livres Qu'il s'en échappa cent quand l'homme ouvrit son coeur.
Livres dont les héros ruissellent d'impudeur,
Livres d'amour candide où les âmes s'enivrent,
FLIRT ET SENTIMENT
Livres pleins de langueur rythmée at Puis ces romans vieillots
Quelque femme,
1 bruit du vent ;
: quelque prince enlevant
et tous deux fuyant dans un carosse.
L'homme les vivait tous ces livres, Et son nom y dansait C'é
tour à tour,
sur les pages d'amour.
tait sublime et fou comme une nuit de noce.
Il ramait, et ses Yeux vers son âme tournés,
Trouvaient soudain le
doute au lieu de l'espérance, Qu'importait qu'une étoile accour Rayät de
ant e1 démence
temps en temps les cieux il'uminés !
Qu'importait Que la nuit füt molle et caressante ! L'homme cherchait en vain son amo:
ir d'autrefois X gestes plus adroits,
Et trop calme devant la minute H
Parmi d'autres amours au
présente, adjurait les jours anciens de revenir.
Jours où vers cette e
nfant montait tout sun désir, Jours qu'il ta trouvait belle, I ramait.
excitante, adorahle.
Le canot grinça, touchant je sable,
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étreititeese lle En
L'homme avait près de. lui l'enfant, et se disait : “N'ai-je pas souhaité, quand est-ce, je ne sais, L'heure qui m'appartient et ce lieu solitaire ?
Mon caprice amoureux je puis le satisfaire ;
À quoi bon, maintenant il ne m'exalte plus.
Mon beau rève, endors toi, car déjà dans mon âme La vanité triomphe, et la sagesse clame
Le cynique néant des bonheurs révolus.
Tantôt quand cette enfant me présentait ses lèvres Je n'ai pas ressenti de trouble ni de fièvre,
Mais j'ai feint d'en avoir, cherchant à me griser. Caresse à fleur de chair, inutile baiser,
L'enfant ne me semblait rien autre que charmante. ” Et d'homme dit, tout haut : “ Ma chère, il faut partir. ”
Et, bas, il se moquait de son ancien désir.
Il passait dans le ciel des étoiles filantes.
mi: im
Printemps, de ta chaleur tout mon corps se repait, Et, certes, tu reçois l'hommage et le respect
De tous ceux que l'amour du soleil peut atteindre,
La pierre
Sitôt que par-dessus les toits je vois du bleu.
Mais je n'essaierai pas, à printemps, de te peindre ; 11 faudrait pour cela trop de vert, t-0p de fleurs, Et ma palette n'a que de sombres couleurs.
Je me permets pourtant de dire que je t'aime,
Et quand
En souvenir je veux conserver en moi-même
sous mes pas semble un gazon moelleux,
s'abimera ta splendeur d'aujourd'hui,
Un peu de ton soleil pour éclairer ma nuit.
FLIRT ET SENTIMENT
MICROCOPY RESOLUTION TEST CHA'T (ANSI and ISO TEST CHART No. 2)
FEEFEEEE
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