RÉFLEXIONS
Que tu la Couvres bien, la mort, terre coquette ! Depuis des temps imdéfinis
Tu reprends dans ton sein la Chair et Je squelette
De ceux que ja vie a bannis.
- Tu fauches sans compter, dans ton indifférence, Enfant, vieillard, forêt, roseau,
Et ta face toujours garde un air d'innocence,
Un sourire infiniment beau.
Je sais que je devrai moi-même disparaitre,
Comme un insecte après l'été,
Mais je vois de si gais chemins de ma fenètre,
Qu'un spectre n'y peut habiter.
Une si bonne odeur plane sur les prairies,
L'eau me berce avec tant d'amour,
Les bois pleins de soleil ont de telles féeries, |!
La neige est un si blanc velours,
Que si je trouve, Ô terre, un crâne Sous ma pioche,
Loin d'aller gémir dans le vent,
Au lieu de m'effrayer de da mort toujours proche,
J'exulte d'être encor vivant.
PMR RE STE TE ee nie 445108