LE RÈVE DU FLEUVE
Du rêve encouragé par la robe d’ermite Que lui tissa dans l'ombre une molle vapeur, Le fleuve ce matin se fait tirer trop vite
Par le soleil qui hait la nuit et la torpeur.
Il se voyait au sein des forêts et des herbes Qu'il ménageait, si tel était son bon vouloir, Lorsque le Mont Royal dans ses rages superbes
Seul éclairait ses bords pittoresques et noirs.
Aucun monstre fumeux ne tranchaïit ses eaux vertes, Nul crabe ne fouillait ses entrailles ouvertes,
Pour faire des chenaux, des bassins et des quais.
Libre dans la nature il roulait magnifique
Et ses devoirs étaient encor peu’ compliqués : Il mirait les courlis fuyards de l'Atlantique.
MÉLANGE
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