Hill Tout. Loc. cit., p
4. Catlin, Manners and Customs, etc., Londres, 1876. I, p. 36.
5. Lettres édifiantes et curieuses. Nouvelle édition, VI, p. 172 et suiv.
tatouaient l'image sur le corps K On le représente sur les armes ^ Dans les tribus du Nord-Ouest, l'emblème individuel est gravé ou sculpté, tout comme l'emblème collectif du clan, sur les ustensiles, sur les maisons^, etc. ; le premier sert de marque de propriété personnelle '^. Souvent, les deux blasons sont combinés ensemble ; c'est ce qui explique, en partie, la grande diversité d'aspects que présentent, chez ces peuples, les écussons totémiques^
Entre lindividuet son animal éponyme existent les liens les plus étroits. L'homme participe de la nature de l'animal ; il en a les qualités, comme, d'ailleurs, les défauts. Par exemple, quelqu'un qui a l'aigle pour blason ' individuel est censé posséder le don de voir dans l'avenir ; s'il porte le nom de l'ours, on dit qu'il est exposé à être blessé dans les combats, parce que l'ours est lent et lourd et qu'il se laisse facilement attraper ^ ; si l'animal est méprisé, l'homme est l'objet du même mépris ^ La parenté des deux êtres est même telle que, dans certaines circonstances, notamment en cas de danger, l'homme, croit-on, peut prendre laforme de l'animaP. Inversement, l'animal est con- a sidéré comme un double de l'homme, comme son aller ego^. L'association entre eux est si étroite que leurs destinées ' sont souvent considérées comme solidaires : rien ne peut atteindre l'un sans que l'autre n'en ressente le contre-