‹ Les formes élémentaire de la vie religieuse, le système totémique en AustralieChapitre 137 sur 318 · Siouan Sociology, p · texte numérisé non relu

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4. Riggs et Dorsey, Dakota English Dictio7iary, in Contrit. N. Amer. EthnoL, VII, p. 508. Plusieurs des observateurs cités par Dorsey identifient au mot wakan les mots wakanda et wakanta qui en sont dérivés, mais qui ont en réalité une signification plus précise.

nature véritable. Le wakan n'est, à aucun degré, un être personnel : les indigènes ne se le représentent pas sous des formes déterminées. « Ils disent, rapporte un observateur cité par Dorsey, qu'ils n'ont jamais vu le vrakanda; aussi ne peuvent-ils prétendre le personnifier»^. Il n'est même pas possible de le définir par des attributs et des caractères déterminés. « Aucun terme, dit Riggs, ne peut exprimer la signification du mot chez les Dakota. Il comprend tout mystère, tout pouvoir secret, toute divinité »^. Tous les êtres que le Dakota révère, « la terre, les quatre vents, le soleil, la lune, les étoiles sont des manifestations de cette vie mystérieuse et de ce pouvoir » qui circute à travers toutes choses. Tantôt il est représenté sous laforme du vent, comme un souffle qui a son siège aux quatre points cardinaux et qui meut tout-^ : tantôt il est la voix qui se fait entendre quand le tonnerre retentit*; le soleil, la lune, les étoiles sont wakan ^ Mais il n'est pas d'énumération qui puisse épuiser cette notion infiniment complexe. Ce n'est pas un pouvoir défini et définissable, le pouvoir de faire ceci ou cela; c'est le Pouvoir, d'une manière absolue, sans épithète ni détermination d'aucune sorte. Les diverses puissances divines n'en sont que des manifestations particulières et des personnifications ; chacune d'elles est ce pouvoir vu sous l'un de ses multiples aspects ^. C'est ce qui faisait dire à un observateur que « c'est un dieu

1. X/''' Rep., p. 372, § 21. Miss Fletcher, tout en reconnaissant non moins nettement le caractère impersonnel duwakanda, ajoute pourtant que, sur cette conception, est venu se greffer un certain anthropomorphisme. Mais cet anthropomorphisme concerne les manifestations diverses du wakanda. On s'adresse au rocher, à l'arbre où l'on croit sentir du wakanda, comme s'ils étaient des êtres personnels. Mais le wakanda lui-même n'est pas personnifié {Smithsonian Rep. f. 1897, p. 379).

2. Riggs, Tah-Koo Wah-Kon, p. 56-57, cité d'après Dorsey, XF' Rep., p 433, §95.

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