‹ Les formes élémentaire de la vie religieuse, le système totémique en AustralieChapitre 143 sur 318 · Die Aranda etc., II, p. 76, note · texte numérisé non relu

Die Aranda etc., II, p. 76, note

4. Sous le nom de Boyl-ya (V. Grey, Journals of Two Expéditions of Discovery in N. W. and W. Australia, II, p. 337-338).

impersonnelle est dans le sens et dans l'esprit du totémisme australien puisqu'elle se constitue avec netteté dès qu'il n'y a pas de cause contraire qui s'y oppose. Il est vrai que l'arungquiltha est une force purement magique. Mais, entre les forces magiques et les forces religieuses, il n'y a pas de différence de nature^ : elles sont même parfois désignées par un même nom : en Mélanésie, le magicien et ses sortilèges ont du mana tout comme les agents et les rites du culte régulier -; le mot d'orenda, chez les Iroquois ^ est employé de la même manière. On peut donc légitimement inférer la nature des unes d'après celle des autres *.

Le résultat auquel nous a conduit l'analyse précédente n'intéresse pas seulement l'histoire du totémisme, mais la genèse de la pensée religieuse en général.

Sous prétexte que l'homme, à l'origine, est dominé par les sens et les représentations sensibles, on a souvent soutenu qu'il avait commencé par se représenter le divin sous

1. V. plus haut p. 58, C'est, d'ailleurs, ce que reconnaissent implicitement Spencer et Gillen quand ils disent que l'arungquiltha est « une force surnaturelle ». Ci'. Hubert et Mauss, Théorie générale de la Magie, in Année Social., VII, p. 119.

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