Spencer et Gillen, NoiHh. Tr., p
8. Par exemple, chez les Arunta et chez les Loritja (Strehlow, I, p. 15 n. 2, II, p. 77). L'âme, pendant la vie, s'appelle puruna et Itana après la mort. Le Itana de Strehlow est identique à l'ulthana de Spencer et Gillen (Nat. Tr., p. 514 et ,<=uiv.). De même chez les gens de la rivière Bloomfîeld (Roth, Superstition, etc., § 66).
animait, son humeur, ses qualités bonnes et mauvaises \ cependant elle est devenue un être nouveau. Dès lors, commence pour elle une nouvelle existence.
Elle se rend au pays des âmes. Ce pays est diversement conçu suivant les tribus; on trouve même parfois des conceptions différentes qui coexistent côte à côte dans une même société. Tantôt, il est situé sous terre, et chaque groupe totémique a le sien. C'est l'endroit où les premiers ancêtres, fondateurs du clan, se sont, à un moment donné, enfoncés dans le sol et où ils sont venus vivre après leur mort. Il ya ainsi, dans le monde souterrain, une distribution géographique des morts qui correspond à celle des vivants. Là, brille un soleil perpétuel ; là coulent des rivières qui ne sont jamais à sec. Telle est la conception que Spencer et Gillen attribuent aux tribus du centre, Arunta^ Warramunga", etc. On la retrouve chez les Wotjobaluk*. Ailleurs, tous les morts, quels que soient leurs totems, passent pour vivre ensemble dans un même lieu, plus ou moins vaguement localisé, par delà la mer, dans une île % ou sur les bords d'un lac*. Parfois, enfin, c'est dans le ciel, au delà des nuages, que sont censées se rendre les âmes. « Là, dit Dawson, se trouve une magnifique contrée, abondante en kangourous et en gibier de toute sorte, et où il est mené joyeuse vie. Les âmes s'y retrouvent et