‹ Les formes élémentaire de la vie religieuse, le système totémique en AustralieChapitre 208 sur 318 · North. Tr., p · texte numérisé non relu

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5. Spencer et Gillen, il est vrai, soutiennent que ces êtres mythiques ne jouent aucun rôle mora.\{North. Tr., p. 493) ; mais c'est qu'ils donnent au mot un sens trop étroit. Les' devoirs religieux sont des devoirs : le fait de veiller à la manière dont ils sont observés intéresse donc la

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Et cependant, cette formation mythologique n'est pas la plus élevée que l'on trouve chez les Australiens. Il y a tout au moins un certain nombre de tribus qui sont parvenues à la conception d'un dieu, sinon unique, du moins suprême, auquel est attribuée une situation prééminente par rapport aux autres entités religieuses.

L'existence de cette croyance avait été, depuis longtemps, signalée par différents observateurs ^ ; mais c'est Howitt qui a le plus contribué à en établir la généralité relative. Il l'a constatée, en effet, sur une aire géographique très étendue qui comprend l'État de Victoria, la Nouvelle- Galles du Sud, et qui s'étend même jusqu'au Queensland^ Dans toute cette région, un nombre considérable de tribus croient à l'existence d'une véritable divinité tribale qui, suivant les régions, porte des noms différents. Les plus fréquemment employés sont ceux de Bunjil ou Punjil^ de Daramulun* et de Baiame^ Mais on rencontre aussi ceux de Nuralie ou Nurelle®, de Kohin'', de Mungan-ngaua ^ On trouve la même conception plus à l'ouest, chez les Narrinyeri où le grand dieu s'appelle Nurunderi ou Ngurrun-

morale, d'autant plus que, à ce moment, la morale tout entière a un caractère religieux.

1. Le fait avait été observé, dès 1843, par Eyre, Journals, etc., II, p. 362 et, avant Eyre, par Henderson, dans ses Observations on the Colonies of N. S. Wales and Van Diemen's Land, p. 147.

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