Anthropological Religion, p
2. L'e.xplication, d'ailleurs, ne vaut pas celle de Tylor. D'après Max Millier, l'homme n'aurait pu admettre que la vie s'arrêtât avec la mort; d'où il aurait conclu qu'il existe, en lui, deux êtres dont l'un survit au corps. On voit mal ce qui pouvait faire croire que la vie continue quand le corps est en pleine décomposition.
SOUS l'influenoe de diverses circonstances ^ en partie accidentelles, les âmes des hommes, une lois dégagées du corps, auraient été peu à peu attirées dans le cercle des êtres divins et elles auraient ainsi fini par être elles-mêmes divinisées. Mais ce nouveau culte ne serait le produit que d'une formation secondaire. C'est ce que prouve, d'ailleurs, le fait que les hommes divinisés ont très généralement été des dieux imparfaits, des demi-dieux, que les peuples ont toujours su distinguer des divinités proprement dites-.
Cette doctrine repose, en partie, sur un certain nombre de postulats linguistiques qui ont été et qui sont encore très discutés. On a contesté la réalité de beaucoup de ces concordances que Max Mûller croyait observer entre les noms qui désignent les dieux dans les différentes langues européennes. On a surtout mis en doute l'interprétation qu'il en a donnée : on s'est demandé si, loin d'être l'indice d'une religion très primitive, elles ne seraient pas le produit tardif soit d'emprunts directs soit de rencontres naturelles^ D'autre part, on n'admet plus aujourd'hui que les racines aient existé à l'état isolé, en qualité de réalités autonomes, ni, par conséquent, qu'elles permettent de reconstruire, même hypothétiquement, la langue primitive des peuples indo-européens *. Enfin, des recherches