‹ Les formes élémentaire de la vie religieuse, le système totémique en AustralieChapitre 65 sur 318 · Krause, Op. ci^.,p · texte numérisé non relu

Krause, Op. ci^.,p

par maison^ Avec ses multiples poteaux sculptés qui se dressent de tous côtés et parfois à une grande hauteur, un village Haida donne l'impression d'une ville sainte, toute hérissée de clochers ou de minarets minuscules ^ Chez les Salish, c'est souvent sur les parois intérieures de la maison qu'est représenté le totem^ On le retrouve, d'ailleurs, sur les canots, sur des ustensiles de toute sorte, et sur les monuments funéraires *.

Les exemples qui précèdent sont exclusivement empruntés aux Indiens de l'Amérique du Nord. C'est que ces sculptures, ces gravures, ces figurations permanentes ne sont possibles que là où la technique des arts plastiques est déjà parvenue à un degré de perfectionnement que les tribus australiennes n'ont pas encore atteint. Par suite, les représentations totémiques du genre de celles qui viennent d'être mentionnées sont plus rares et moins apparentes en Australie qu'en Amérique. Cependant, on en cite des cas. Chez les Warramunga, à la fin des cérémonies mortuaires, on enterre les ossements du mort, préalablement desséchés et réduits en poudre ; à côté de l'endroit où ils sont ainsi déposés, une figure représentative du totem est tracée sur le soP. Chez les Mara et les Anula, le corps est placé dans une pièce de bois creuse qui est également décorée de dessins caractéristiques du totem*. Dans

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