‹ Les formes élémentaire de la vie religieuse, le système totémique en AustralieChapitre 67 sur 318 · Brough Smyth, The Aborigines of Victoria, I, p. 99, n · texte numérisé non relu

Brough Smyth, The Aborigines of Victoria, I, p. 99, n

2. Brough Smyth, I, p. 284. Strehlow cite un fait du même genre chez les Arunta (III, p. 68).

3. An Account of ihe English Colony in N. S. Wales, II, p. 381,

partie, le corps de l'animal dont le clan porte le nom^ Des masques spéciaux sont employés dans ce but. On retrouve les mêmes pratiques dans tout le Nord-Ouest américain^ Même usage chez les Minnitaree quand ils vont au combat^, chez les Indiens desPueblos^ Ailleurs, quand le totem est un oiseau, les individus portent sur la tête les plumes de cet oiseau^ Chez les lowa, chaque clan a une manière spéciale de se couper les cheveux. Dans le clan de l'Aigle, deux grandes touffes sont ménagées sur le devant de la tête, tandis qu'une autre pend par derrière ; dans le clan du Buffle, on les dispose en forme de cornes ^ Chez les Omaha, on trouve des dispositifs analogues : chaque clan a sa coiffure. Dans le clan de la Tortue, par exemple, les cheveux sont rasés sauf six boucles, deux de chaque côté de la tête, une devant et une derrière, de façon à imiter les pattes, la tête et la queue de l'animaP.

Mais le plus souvent, c'est sur le corps lui-même qu'est imprimée la marque totémique : il y a là un mode de représentation qui est à la portée même des sociétés les moins avancées. On s'est demandé parfois si le rite si fréquent qui consiste à arracher au jeune homme les deux dents supérieures à l'époque de la puberté n'aurait pas pour objet de reproduire la forme du totem. Le fait n'est pas établi ; mais il est remarquable que, parfois, les indigènes eux-mêmes expliquent ainsi cet usage. Par exemple, chez les Arunta, l'extraction des dents n'est pratiquée que

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