‹ Les formes élémentaires de la vie religieuseChapitre 118 sur 322 · Langloh Parker, op. cit., p · texte numérisé non relu

Langloh Parker, op. cit., p

4. Hill Tout, in J.A.I., XXXV, p. 143 et 146 ; ibïd., XXXÏV, p. 324.

5. Parker, op. cit., p. 30 ; Teit, The Thompson Indians, p. 320 ; Hill Tout, in J.A.I., XXXV, p. 144.

et, inversement, si celui que l'on a s'acquitte mal de son rôle, on peut en changer1.

Mais en même temps qu'il a quelque chose de plus facultatif et de plus libre, le totémisme individuel a une force de résistance à laquelle le totémisme de clan^est loin d'atteindre. Un des principaux informateurs de Hill Tout était un Salish baptisé ; et cependant, bien qu'il eût sincèrement abandonné toutes les croyances de ses ancêtres, bien qu'il fût devenu un catéchiste modèle, sa foi dans l'efficacité des totems personnels restait inébranlable2. De même, alors qu'il ne reste plus de traces visibles du totémisme collectif dans les pays civilisés, l'idée qu'il existe une solidarité entre chaque individu et un animal, une plante ou un objet extérieur quelconque est à la base d'usages qui sont encore observables dans plusieurs pays d'Europe3.

Entre le totémisme collectif et le totémisme individuel, il existe une forme intermédiaire qui tient de l'un et de l'autre : c'est le totémisme sexuel. On ne le rencontre qu'en Australie et dans un petit nombre de tribus. On le signale surtout dans Victoria et dans la Nouvelle-Galles du Sud4. Mathews, il est vrai, déclare l'avoir observé dans toutes les parties de l'Australie qu'il a visitées, mais sans rapporter de faits précis à l'appui de son affirmation5.

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