Nal. Tr., p
5. Ibid., p. 545-546. Strehlow, II, p. 79. Par exemple, la poussière détachée par grattage d'un churinga de pierre et dissoute dans de l'eau constitue une potion qui rend la santé aux malades.
6. Nal. Tr., p. 545-546. Strehlow fil, p. 79) conteste le fait.
7. Par exemple, un churinga du totem de l'Igname, déposé dans le
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aux hommes force, courage, persévérance, déprime, au contraire, et affaiblit leurs ennemis. Cette dernière croyance est même si fortement enracinée que si, quand deux combattants sont aux prises, l'un d'eux vient à s'apercevoir que son adversaire porte des churinga sur lui, il perd aussitôt confiance et sa défaite est certaine1. Aussi n'y a-t-il pas d'instrument rituel qui tienne une place plus importante dans les cérémonies religieuses2. Par des sortes d'onctions, on communique leurs pouvoirs soit aux officiants soit aux assistants ; pour cela après les avoir enduits de graisse, on les frotte contre les membres, contre l'estomac des fidèles3. Ou bien on les recouvre d'un duvet qui s'envole et se disperse dans toutes les directions quand on les fait tournoyer ; c'est une manière de disséminer les vertus qui sont en eux4.
Mais ils ne sont pas seulement utiles aux individus ; le sort du clan tout entier est collectivement lié au leur. Leur perte est un désastre ; c'est le plus grand malheur qui puisse arriver au groupe5. Ils quittent quelquefois l'ertnatulunga, par exemple quand ils sont prêtés à quelque groupe étranger6. C'est alors un véritable deuil public. Pendant deux semaines, les gens du totem pleurent, se lamentent, le corps enduit de terre d'argile blanche, comme ils font quand ils ont perdu quelqu'un de leurs proches7. Aussi les churinga ne sont-ils pas laissés à la libre disposition des particuliers ; l'ertnatulunga ou ils
sol, y fait pousser les ignames (Norih, Tr., p. 275). Il a le même pouvoir sur les animaux (Strehlow, II, p. 76, 78 ; III, p. 3, 7).