‹ Les fourberies de Marinette operacomique en un acteChapitre 17 sur 21 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

PASCARIEL.

On le dit.

SCAPIN

J’en suis fâché.

PASCARIEL.

l’rès d'ici notre homme est caché.

SCAPIN

Je ne vous dis pas le contraire.

A la potence qui l’attend

C’est en vain qu’il croit se soustraire.

SCAPIN

Je suis à vous dans un instant.

(il veut fuir.)

PASCARIEL, le retenant.

La police napolitaine Réclame sa proie à grands cris...

SCAPIN

Il faut...

PASCARIEL.

Sa tête est mise à prix.

SCAPIN

Je...

PASCARIEL.

Dans une heure il sera pris.

SCAPIN

Mais...

PASCARIEL.

Et pendu dans la huitaine.

SCAPIN

Serviteur !

(il sê dégage et remonte vivement vers le fond.)

On ne passe pas.

SCAPIN, s’arrêtant.

Hein! plaît-il?

PASCARIEL.

La place est cernée.

SCAPIN

Comment! cernée?

PASCARIEL.

Environnée I Mes hommes ont suivi mes pas;

Ils sont là, rangés en bataille.

L’oreille au guet, le sabre au poing...

SCAPIN

11 faut pourtant que je m’en aille.

On m’attend...

PASCAR1EL.

Ce riche pourpoint Recevra par là quelque entaille...

SCAPIN, revenant sur ses pas.

Diable! je ne m’y risque point.

PASCAR1EL.

Mes gens ne respectent personne, C’est un avis que je vous donne.

SCAPIN

Merci.

PASCARIEL.

Patientez un peu,

Bientôt nous allons voir beau jeu !

SCAPIN, à part.

Dieux bons I à vous je m’abandonne!

MARINETTE, dans la coulisse.

Holà ! que veut dire ceci ?

Drôles ! faquins ! je vous répète Que ma demeure est près d’ici...

Suis-je de celles qu'on arrête ?

PASCARIEL.

Qui nous vient là ?

SCAPIN, à part.

C’est fait de moi !

MARINETTE, paraissant au fond.

Ne-peut-on plus rentrer chez soi’

Page 1