ACTE PREMIER
Mon mari ne veut pas immoLiliser ses capitaux qui sont SCS outils.
RASTIBOULOIS.
Dites ses armes... et mrmc ses armoiries, car la haute finance est une nohlcsse aussi, et la maison Fourchamhault peut s'allier de plain pied à la maison Rastilioulois. Sesécus valent bien les nôtres, suit dit sans calemliour; et une fortune comme celle de votre mari, qui s'élève à... A combien?
Je n'en sais absolument rien.
RASTIBOULOIS.
Et croyez bien «lue je n'en veux rien savoir. C'est uniquement la tournure de ma phrase qui a amené ce semblant de question. J'ai horreur de ce qu'on a l'infamie d'ap[)elei des espérances : je n'en ai qu'une, madame; c'est que vous nous enterrerez tous.
Dieu le veuille, mais je suis d'une santé bien chélive sous des apparences...
RASTIBOULOIS.
Admirables, madame, admirables. — C'est monsieur votre fils qui héritera de la maison de banque?
En tenant compte ci sa sœur, bien entendu...
RASTIBOULOIS.
Pas un mot de plus... Je joue de malheur avec mes questions. Elles ont toutes l'air d'un inventaire, et Dieu sait
pourtant... Je voulais dire que voilà un joli garçon qui sera un beau parti. Ne songez-vous pas à l'élablir?
Pas encore, cher enfant.
RASTIBOULOIS.
Il a bien quelques folies à faire oublier.
Il se range.
RASTIBOULOIS, avec un sourire.
On le dit beaucoup... Mais je m'admire! Je vous parle de tout cela comme si j'étais déjà de la famille, tandis que je n'ai pas encore l'agrément de son chef.
Vous l'aurez ce soir même; il ira vous le porter; ne vous dérangez pas, votre temps est précieux.
RASTIBOULOIS, tiraut sa montre.
Si précieux que je me vois obligé de m'arracher à ce charmant entretien. Présentez mes compliments à M. Fourchambault et agréez, belle dame, mes plus tendres hommages.
Il lui baise la m^in.
A bientôt, cher baron.
It sort.