ACTE TROISIÈME
MARIE, à part.
Cela se voit de reste.
RASTIBOULOIS.
Vous faites là, madame, un noble et gros sacnfice. . . gros, gros!
MADAME FOURCIIAMDAULT.
Mais je n'en fais aucun.
RASTIBOULOIS, stupéfait.
Ce n'est pas vous qui payez le déficit? Qui donc alors?
LÉOPOLD
M. Bernard.
M. Bernard!
RASTIBOULOIS.
LÉOPOLD
Qui devient l'associé de mon père.
RASTIBOULOIS, épanoui
Qui devient l'associé... Ah! c'est bien différent... que ne le disiez vous tout de suite? C'est un retour de fortune qui vous était bien dû, mes chers amis... Palsembleul voilà une nouvelle qui rabattra le caquet des Duhamel! Je n'en suis pas fâché, car ils n'ont pas été bien pour vous dans celte circonstance, je puis vous l'avouer. Ils se croyaient déjà maîtres de la place! Ah ! ah ! ah ! je vois d'ici leur nez quand ils apprendront que M. Bernard est votre associé... (FroUoinent.) dans quelles conditions?
Associé commanditaire.
92 LES FOURCIIAMBAL'LT.
RASTIBOULOIS.
Ail! diable!... De combien est la commandite?
De deux cent quarante mille francs.
RASTIBOULOIS.
Pas davantage? Vous savez que le commanditaire n'est pas tenu au delà de son versement?
LÉOPOLD
C'est pourquoi nous vous rendons votre parole pour la seconde fois.
RASTIBOULOIS.
Avouez, monsieur, que tout autre à ma place se croirait bien en droit de la reprendre.
MARIE
Mais que dirait le Havre? que dirait la France?
RASTIBOULOIS, sèchement.
Permettez, mademoiselle, vous avez beau être de la famille... (a part.) Tiens! que je suis bête! C'est elle qui me tirera d'affaire; et glorieusement encore! (Haut.) La France dira, belle rieuse, que Rastiboulois est fidèle à sa devise ; un cœur, une parole... Je vous les ai donnés tous les deux, madame; je ne reprends ni l'un ni l'autre.
madame FOURf.nAMBAULT.
Ah ! baron, je vous retrouve !
RASTIBOULOIS.
Sur le chemin de l'honneur... toujours 1
MARIE, à part.
Trop de panache.