‹ Les fourmis de la SuisseChapitre 21 sur 181 · L. 6— 14mm- 4 espèce. C. sylvaticus · texte numérisé non relu

L. 6— 14mm- 4 espèce. C. sylvaticus

Noir; mandibules, fouet des antennes, tarses, articulations des jambes brun marron. Corps assez abondamment pourvu de longs poils d’un blanc jaunâtre. Corps moins délicat, jambes moins longues que chez la race suivante. Les grandes $ diffèrent moins des petites que chez le C. sylvaticus i. sp.; leur tête est plus arrondie, moins échancrée derrière; la tête des petits individus est moins allongée. L. 6 — llinm\ 2. r. C. aethiops. Latr.

Variant du noir avec les pattes, les mandibules et les antennes brun marron ou jaune brun, au jaune brun ou brun marron avec l’extrémité postérieure de l’abdomen seule noire. Mais les formes foncées sont déjà des passages à la race précédente. Chez les formes typiques, la tête des gros individus, qui sont très grands, est fortement échancrée en arrière, très rétrécie en avant, presque en forme de cœur; celle des petits individus, qui sont extrêmement mous et grêles, est souvent très allongée, rectangulaire, et sans lobe antérieur bien met au chaperon. On trouve des $ formant toute la série des transitions entre ces formes extrêmes. Les pattes sont souvent très longues et très grêles. La pubescence est presque nulle, les poils

rares. Chez les gros individus, les jeux sont situés à la partie antérieure de la tête, et le lobe antérieur du chaperon est très long, au contraire de ce qui a lieu chez les petits. L. 7 — 14mm' 1. r. C. sylvaticus i. s p. Olivier.

C. sylvatico-aethiops. Les formes foncées du C. sylvaticus, se rapprochent de plus en plus de Vaethiops en perdant leurs individus extrêmes, leurs formes exagérées; elles Unissent par ne plus en différer que par la couleur entièrement rousse de leurs pattes. Mayr et Roger rangent pourtant ces formes sous le nom de sylvaticus. C’est à Vienne que j’ai observé toute une série de transitions entre ces sylvaticus foncés et Vaethiops pur. Les pattes passent insensiblement du roux au noir ; la taille est de 6 à 11 on 12mn\

Mandibules munies de 4 à 5 dents. Chaperon caréné au milieu chez les petits individus, pas chez les gros; son bord antérieur a deux échancrures latérales plus ou moins marquées au lieu de l’escalier de l’espèce précédente. Entre ces deux échancrures, la partie antérieure du chaperon n’est pas sensiblement avancée en lobe ; elle est arrondie ou tronquée, et le bord antérieur est parfois encore échancré au

milieu 3

3. Thorax pédicule et cuisses d’un rouge plus ou moins foncé, parfois d’un pourpre presque noir. Corps peu abondamment pourvu de longs poils, sauf au bout de l’abdomen où il y eh a beaucoup. Milieu du bord antérieur du chaperon non échancré, plus ou moins tronqué. L. 6, 5— 14mm ... . . Pre espèce. C. herculeanus.

Premier segment de l’abdomen tout noir ou pourvu seulement quelquefois, toutà-fait devant, d’une petite tache d’un rouge brun. Le thorax, les pattes et le pédicule sont d’un rouge vineux plus ou moins foncé qui peut aller jusqu’à un pourpre presque noir (variétés alpines), auquel cas c’est la partie antérieure du thorax qui devient d’abord foncée. Abdomen terne, fortement pubescent *). Corps trapu, plus court et plus épais que chez la race suivante; tête plus grosse par rapport au corps. L. 6, 5 — 12mm’ 1. r. C. herculeanus i. sp. Linné.

Premier segment de l’abdomen ayant ordinairement sa première moitié rouge (parfois cependant tout noir). Abdomen moins terne que chez le C. herculeanus, ou même, dans une variété, entièrement luisant, ce qui vient de ce que la pubescence est plus faible ou fait entièrement défaut. Thorax, cuisses et pédicule d’un rouge plus vif et plus clair. Corps plus allongé et moins épais; tête moins grosse par rapport au corps qui est plus dur et plus robuste. L. 7 - 14mm‘ 2. r. C. ligniperdus. Lat.

C. herculeano-ligniperdus. La couleur n’ayant rien de stable, c’est surtout une

*) Il est entendu que nous n’appellerons pubescence que des poils très courts et fins, entièrement couchés et collés au corps.

forme du corps intermédiaire, ainsi que la pubescence, qui caractérise ces transitions, lesquelles ne sont du reste pas fréquentes.

Tout le corps noir, mat, légèrement soyeux, ce qui vient de sa sculpture finement rugueuse, à rugosités serrées. Abdomen pubescent et tout hérissé de longs poils blonds ; le reste du corps un peu moins poilu et beaucoup moins pubescent. Stature du C. ligniperdus, mais plus dur et plus robuste encore. Chaperon non échancré au milieu de son bord antérieur. Les rugosités, surtout celles de l’abdomen, sont plus serrées que chez l’espèce suivante; la ponctuation de la tête est par contre plus lâche et moins profonde. L. 8 — 13mm 2. espèce. C. pubescens. Fabr.

Tout le corps luisant, très finement rugueux, presque sans pubescence et fort peu poilu. Tête abondamment ponctuée; points assez profonds, surtout devant et sur les mandibules. Tête et abdomen noirs; antennes, mandibules, pattes, et le plus souvent les bords des segments du thorax, ou même tout le thorax d’un brun marron plus ou moins foncé, souvent roussâtre. Une échancrure au milieu du bord antérieur du chaperon. Corps mou et délicat. Différence entre les petits et les gros individus peu considérable. L. 6 — 9"’m‘ 3. espèce. C. marginatus. Latr.

4. Chaperon comme celui des trois espèces précédentes; celui des gros individus est échancré au milieu de son bord antérieur. Luisant. Devant de la tête assez grossièrement rugueux et ponctué chez les gros individus; le reste du corps (tout le corps chez les petits individus) très fiuement rugueux ; sur les côtés et la partie postérieure du thorax, les rugosités sont moins fines. Passablement de longs poils blancs sur le corps. Varie du noir d’ébène avec les articulations des pattes et des antennes seules rousses au rouge vif avec l’abdomen seul noir. Entre ces deux extrêmes que nous pouvons appeler, le premier atricolor Nyl. et le second bicolor Latr., il y a tous les passages possibles. L. 3 — 7ram' . . 5. espèce. C. lateralis. Olivier.

L’arête entre la face basale et la face déclive du metanotum est parfois arrondie, et la face déclive elle-même plane (C. lateralis i. sp.). D’autres fois l’arête est très aigiie et la face déclive concave; on a alors la variété C. foveolatus Mayr (ebeninus Emery); il y a toutes les transitions entre les deux.

Le C. dalmaticus Nyl. est une variété chez laquelle la tête est noire et le thorax plus ou moins rouge, tandis que chez la variété l’ouge ordinaire du C. lateralis , la tête demeure rouge alors que le thorax est déjà foncé.

Femelles.

1. Mandibules munies de 6 à 7 dents. Chaperon prolongé antérieurement en un lobe, identiquement comme chez la ; son bord antérieur n’est pas échancré au milieu. Luisant, sauf la tête qui est ponctuée, finement rugueuse, et à rugosités serrées. Pubescence presque nulle; corps assez abondamment pourvu de longs poils. Ailes

parfaitement claires ou très légèrement teintées de jaune; tache marginale et nervures d’un brun noirâtre, très apparentes, L. 11 — 14mm‘ . 4. espèce. C. Sylvaticus.

Noir; mandibules, fouet des antennes, articulations des ailes, et pattes d’un brun roussâtre plus ou moins clair. Ailes très légèrement teintées de jaune. Le metathorax et les côtés du thorax, ainsi que le pédicule et le devant de l’abdomen deviennent aussi roussâtres chez les variétés claires. 1. r. C. sylvaticus i. sp. Oliv.

Noir; mandibules, articulations et tarses bruns. Ailes parfaitement claires. Du reste identique à la race précédente. L. 11 — 13mm- (et non 8 à 9mm'; comme le dit Mayr par erreur dans ses Europ. Formic.) 2. r. C*. aeiliiops. Latr.

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