‹ Les fourmis de la SuisseChapitre 38 sur 181 · Genre Polyergus Latreille · texte numérisé non relu

Genre Polyergus Latreille

Une seule espèce européenne (et une seule autre de l’Amérique du nord). Ouvrières grandes; mâles de la taille des $; femelles plus grandes. Corps dur, robuste, rappelant celui des myrmicides; mais pas d’aiguillon comme Huber et d’autres l’ont cru. Taille peu variable. Ces fourmis ne travaillent absolument pas, et vont en hordes compactes envahir subitement la demeure des F. fusca ou rujïbarbis dont elles pillent les nymphes et les cocons en dépit des possesseurs. Les Ç écloses de ces nymphes chez les Polyergus , se croient leurs amies, et agissent comme telles, faisant absolument tout l’ouvrage, nourrissant les larves de leurs ravisseurs et ces ravisseurs eux-mêmes qui ne savent pas seulement manger sans aide. Les Polyergus Ç savent marcher en corps, mais aussi se suivre à la file et même se porter à l’occasion à lar façon des Formica et des Campmotus. Nids dans la terre. Nymphes nues ou en cocon. Les pucerons, les ouvertures du nid etc. sont du ressort des esclaves. Les Polyergus ne savent pas faire jaillir leur venin. Fourmilières ordinairement assez grandes, mais elles ne comprennent guère plus de 500 à 2000 Polyergus, tandis qu’il y a trois ou quatre fois plus d’esclaves.

Ouvrières.

D’un roux plus ou moins brun ou jaune, mat chez les petits individus (les plus foncés), et souvent luisant sur tout le corps chez les gros. Les parties mattes sont finement rugueuses: l’abdomen est alors en outre pubescent; les parties luisantes sont lisses. Mandibules et aire frontale toujours luisantes. Mandibules et devant de l’abdomen ponctués. L. 6, 5—7, 5mm (rarement 5, 5 6, 5mm'). 1. espèce. P. rufescens. Latr.

Femelles.

D’un roux un peu plus foncé que l’ouvrière; écusson et postscutellum noirs ou noirâtres; mandibules, pattes et antennes brunes. Corps plus luisant que chez la $, surtout la tête et le mesonotum qui le sont toujours; du reste la même fine rugosité des autres parties. Abdomen ponctué et un peu pubescent. L. 9, 5-10""”. . . . . 1. espèce. P. rufescens. Latr.

Mâles.

Noir. Bout des mandibules, organes génitaux externes et quelques parties des pattes et des antennes d’un brun jaunâtre. Tête et thorax mats, finement rugueux. Metanotum, écaille et abdomen un peu luisants, très finement rugueux. L. 7mm- 1. espèce. P. rufescens. Latr.

Femelle-aptère d’Huber (ÇÇ).

(Voyez aux « Notices anatomiques »: Appendice I, 1.)

• (i. 7. Genre Hypodinea Mayr.

La seule espèce européenne de ce genre très considérable habite exclusivement le bois, presque toujours sur les arbres où on la trouve courant avec la Colohopsis truncata et le Laptotliorax affinis. La $ varie peu de taille; le cf et la Ç sont à peu près de même taille, plus grands que la Ç. Les nymphes sont nues. Les Ç se suivent à la file; je ne les ai jamais vu se porter les unes les autres. Pas d’odeur caractéristique. Je n’ai jamais vu Y H. 4 punctaia cultiver de pucerons ; elle lèche les sucs des fleurs et de la surface des feuilles et des tiges des plantes. Habitus analogue à celui des Leptot’iorax. Fourmilières moyennes. Pas d’architecture hors du nid (v. du reste exp. XXIX).

Ouvrières.

Noire, très faiblemeut pubescente. Arête du metanotum bidentée; face déclive concave. Thorax et écaille rouges; mandibules, antennes, tarses et articulations des jambes d'un jaune rouge. Abdomen ayant presque toujours quatre taches *d’uu blanc jaunâtre, deux sur le premier et deux sur le second segment, devant. Tête, thorax et écaille finement rugueux et couverts de gros points enfoncés. Abdomen luisant et extrêmement finement rugueux. L. 3 4mm' . 1. espèce. H. quadripunctata. Linné.

Femelles.

Couleur, sculpture et pubescence comme chez la mais diverses taches noires sur le

thorax. Metanotum bidenté. Ailes claires. L. 4, 5 — 5mm

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